De nouvelles conditions relatives au principe de la spécialisation pour le marché de l’importation sont à l’étude. Un comité de réflexion sur la réorganisation de l’activité de l’importation, présidé par le ministre du Commerce Kamel Rezig et le ministre délégué chargé du commerce extérieur Aïssa Bekkai, est mis en place.

Selon un communiqué du ministère du Commerce, rendu public ce lundi 18 mai, le comité de  réflexion, qui a tenu sa première réunion dimanche 17 mai, devrait se charger de réguler et encadrer la profession d’importateur, suivant la spécialité. Parmi les missions du Comité, l’élaboration d’un nouveau cahier des charges régissant l’activité dans « le principe de la spécialisation des opérateurs importateurs de marchandises destinées à la vente en l’état ».

Le gouvernement algérien semble déterminé à mettre fin aux pratiques anarchiques constatées ces dernières années, comme la fraude fiscale, la surfacturation et l’importation de marchandises non-adaptées au marché algérien.

Dans le même sillage, l’Algérie avait mis en place un nouveau plan de lutte contre le transfert illicite de devises depuis et vers le pays. Un arrêté interministériel du 25 janvier 2020, publié mercredi 29 avril au Journal officiel, a fixé les modalités de l’installation de 139 nouveaux agents chargés de mener les enquêtes économiques et la répression des fraudes.

Ces agents, chargés des enquêtes économiques et de la répression des fraudes, sont habilités à constater l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger.

Suite aux nombreux scandales de fuite de capitaux en Algérie, les pouvoirs publics veulent s’assurer que les opérations de transfert en devises par les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, soient exécutées dans le strict respect de la réglementation des changes, édictée par la Banque d’Algérie.

Lire aussi : Industrie automobile en Algérie : La nouvelle stratégie du gouvernement