Le gouvernement canadien vient de mettre en place une nouvelle politique qui permettra aux travailleurs temporaires d’obtenir un travail dans les plus brefs délais. Cette mesure a été prise afin d’aider les employeurs qui requièrent un besoin urgent de main-d’œuvre, en donnant ainsi la chance aux immigrants d’obtenir un permis de travail.

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Cette politique temporaire sera bénéfique aussi bien pour les employeurs que pour les employés immigrants, dont les Algériens. Ainsi, ces derniers obtiendront un permis de travail en l’espace de deux jours seulement, contrairement au traitement habituel qui peut prendre jusqu’à dix semaines. Cette initiative touche notamment les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire mais aussi de la santé.

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Mme Marie-Claude Bibeau, qui est également députée de Compton-Stanstead, a indiqué que « la pandémie est arrivée à un moment charnière de la saison pour de nombreux agriculteurs. C’est au mois d’avril que le Canada accueille une bonne partie de sa main-d’œuvre étrangère. En étroite collaboration avec l’industrie, nous avons accueilli environ 11 000 travailleurs au Canada en avril, par rapport à environ 13 000 l’année précédente ».

Des permis de travail pour les étudiants étrangers

Par ailleurs, le gouvernement canadien a mis à la disposition des étudiants étrangers, poursuivant leurs études au Canada, des permis de travail. Ils sont délivrés dans le cadre de leurs études post-graduation (deuxième et troisième cycles).

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En outre, le programme offre un permis de travail ouvert, qui permet aux diplômés internationaux de travailler pour n’importe quel employeur canadien. Et ce, dans n’importe quelle industrie, sans qu’une offre d’emploi canadienne ne soit formulée au moment de la demande.

Afin de prétendre au permis de travail post-graduation, le demandeur est tenu de mener à terme ses études au Canada dans le cadre d’une formation universitaire ou professionnelle, d’une durée minimum de huit mois. Il doit également jouir d’un statut étudiant à temps plein, lors de chaque session académique du programme d’étude effectuée.

Le demandeur doit, aussi, avoir obtenu un diplôme délivré par un établissement post-secondaire public, tel qu’une université, une école de formation professionnelle, le CEGEP (au Québec), une école post-secondaire privée (au Québec) qui offre des programmes d’au moins 900 heures, sanctionnés par un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou d’une attestation de spécialisation professionnelle (ASP), ou encore une école privée canadienne habituée à donner des diplômes en vertu de la loi provinciale.

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