La bourse universitaire octroyée aux étudiants, dont le montant mensuel s'élève à 1 200 dinars, peut être revue à la hausse prochainement. Parallèlement, les frais des prestations universitaires, tels que la restauration et l’hébergement, risquent de connaître aussi une augmentation. Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a affirmé, lundi 18 mai, que le dossier est ouvert. 

« La valorisation de la bourse est un dossier global qui touche aux œuvres universitaires de manière générale. J'étais moi-même étudiant il y a 50 ans, l’étudiant payait alors 1,2 DA les repas. Aujourd’hui, l’étudiant paie toujours 1,2 DA. L’étudiant payait 50 DA pour la chambre, 50 ans après, l’étudiant paie 50 DA. Il y a donc un sérieux problème. L’étudiant actuel perçoit une bourse de 1 200 DA/mois. Manger, dormir et être transporté, c’est 180 DA, soit le prix d’un sandwich. Il faut donc changer », a déclaré le ministre à la radio nationale.

Le professeur Chitour a affirmé que plusieurs scénarios sont envisagés pour valoriser la bourse de l’étudiant. « Une équipe travaille sur ce dossier. Il est possible que la bourse de l’étudiant soit de 10 000 DA », a t-il déclaré.

20 000 à 25 000 nouveaux diplômés quittent le pays chaque année

Le ministre de l'Enseignement supérieur a, par ailleurs, souligné que le plus urgent dans le secteur, c'est de trouver le moyen de stopper la fuite des cerveaux. « Il va falloir garder ces éléments. Le problème de l’Algérie c’est qu’elle forme pour l’étranger », a-t-il constaté. Le ministre a fait état, dans ce sillage, de 20 000 à 25 000 hauts diplômés « qui partent vers d’autres cieux » chaque année.

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Il estime que l'objectif recherché, c'est de réformer graduellement l’université algérienne pour en faire une université compétitive à l'horizon 2030. Pour ce faire, le professeur Chems Eddine Chitour compte faire appel aux chercheurs expatriés algériens, installés notamment aux États-Unis, en France et en Australie. Ces derniers, indique-t-il, vont venir enseigner en Algérie en séances bloquées. En outre, pour optimiser ce processus de réforme, Chitour estime que l’université doit aller inéluctablement vers la généralisation de l'anglais.

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