Le processus d’immigration au Canada pour les étudiants algériens devra répondre à une nouvelle exigence. Les postulants devront avoir une expérience de travail à leur actif afin de pouvoir postuler au nouveau Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui sera prochainement présenté par le gouvernement Legault, indique mardi 19 mai Radio Canada.

Selon la même source, l’expérience de travail sera au centre de cette nouvelle réforme de l'immigration. À l'automne passé, une première version, présentée par le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, avait été vivement critiquée par les milieux des affaires et éducatifs.

En effet, le document de la consultation mentionne que « la popularité sans cesse croissante du PEQ a pour effet de réduire les demandes prévenant des autres catégories des travailleurs qualifiés. Il faut plus que jamais favoriser la venue de travailleuses et travailleurs dont le profil correspond davantage aux besoins du marché du travail ».

Ainsi, le gouvernement va demander aux étudiants internationaux dont les Algériens d’avoir une expérience de travail dans leur domaine d’expertise avant de pouvoir postuler au PEQ. Deux (2) années d'expérience seraient par exemple nécessaires pour les diplômés d'études professionnelles (DEP). Un (1) an d'expérience serait exigé pour ceux ayant fréquenté une université.

Concernant les travailleurs temporaires, une année d'expérience de travail est actuellement réclamée. Une durée supérieure serait désormais demandée. Celle-ci pourrait grimper jusqu'à trois (3) ans.

Accès accéléré à l’immigration permanente mais limité au PEQ

Le nouveau programme de l’expérience québécois (PEQ) accélérerait le processus d’accès vers l’immigration permanente. Le gouvernement pourra délivrer un certificat de sélection du Québec (CSQ) en à peine un (1) mois de temps. Le document sera ensuite envoyé à Ottawa pour l’obtention de la résidence permanente. Cette dernière permet aux détenteurs de postuler chez n’importe quel employeur, partout sur le territoire du Canada.

Cependant, au vu du programme présenté ces dernières semaines par l'équipe du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, des exclusions seraient en vigueur pour les emplois moins qualifiés à l'instar des barmans, manutentionnaires, caissiers et agriculteurs. A noter qu'une clause de droits acquis serait également annoncée par Le Québec. Les étudiants et les travailleurs étrangers dont les Algériens déjà établis au Québec ne seront pas directement visés par cette réforme.

Par ailleurs, le premier ministre Québécois, François Legault, a affirmé que « la réforme en question est encore en analyse ». Il a soutenu que «  pour l’année prochaine, on n’exclut pas de réduire les seuils » précisant toutefois qu’il n’était « pas question de modifier le nombre d’immigrants admis cette année ».

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