Les difficultés de la Sonatrach s'accumulent depuis le début de la crise sanitaire. Après le scandale libanais, une nouvelle pas du tout réjouissante lui est parvenue cette semaine d'Espagne. Celle-ci est d'ordre purement financier. A en croire la presse ibérique dont notamment Cinco Dias, le partenaire espagnol de l'entreprise algérienne, Naturgy veut revoir à la baisse le prix de vente du gaz naturel conclu entre les deux patries.

Pour ce faire, le président de Naturgy, Francisco Reynés a affirmé en effet que sa société « ferait recours à tout instrument juridique pour adapter ses contrats internationaux de gaz naturel aux circonstances actuelles du marché ». Selon la même source, le partenaire espagnol de la Sonatrach prévoit de saisir un arbitrage international à ce sujet. Cet arbitrage serait déjà en cours, affirment d'ailleurs certaines sources.

C'est dire que la société espagnole ne compte pas faire machine arrière arguant que le marché des hydrocarbures a été durement affecté suite à la crise sanitaire.  Les contrats gaziers prévoient le paiement du montant de sept dollars pour un million de BTU. La pandémie liée au coronavirus a causé une chute vertigineuse des cours gaziers atteignant le niveau de deux dollars pour un million de BTU.

Le fossé est immense, estime la société Naturgy qui affirme que le contrat qui liait l’Algérie à travers sa société, Sonatrach, à l’Espagne « est le plus pertinent de tous ».

A noter que Naturgy est le deuxième client gazier de l’Algérie. Cela dit, l'année 2020 n'a pas été la plus prolifique en matière d'exportations algériennes en gaz vers l'Espagne. Elles sont nettement dépassées par les exportations américaines estimées d'ailleurs à 20 251 GWh de gaz de janvier à Mars 2020. Alors que l'Algérie n'a exporté vers l'Espagne que 19 748 GWh de gaz durant la même période.

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