En Algérie, malgré un nombre de contaminations quotidien au coronavirus, les autorités restent plutôt optimistes. Elles assurent que le pays finira bientôt par remporter la bataille. Cela pour peu que la population respecte les mesures sanitaires instaurées à cet effet. La distanciation sociale et surtout le port du masque de protection sont des conditions sine qua non pour sortir du tunnel. 

Le Premier ministre considère que l'Algérie est en train de gagner la bataille anti-Covid-19. Dans une déclaration faite au site Santé Algérie, vendredi 22 mai, Abdelaziz Djerad a fait état de deux défis relevés, selon lui, dans ce long combat contre le coronavirus.

« Nous avons gagné le défi des tests et celui du protocole de traitement », a-t-il soutenu. Et d'ajouter : « Nous avons réussi à avoir le maximum de tests de dépistage. Et nos capacités nous permettent aujourd'hui d'aller encore très loin ». Pour ce responsable, « le deuxième défi qu'on a gagné très tôt et devant beaucoup de pays, c'est la réussite du protocole thérapeutique que nous avons utilisé, à savoir l'hydrauxychloroquine qui continue de donner de très bons résultats ». Le troisième et dernier défi, toujours selon Djerad, c'est celui de convaincre les Algériens de porter le masque de protection.

« La généralisation du port du masque va faire baisser l’épidémie de coronavirus dans 15 jours »

De son côté, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a prétendu, vendredi 22 mai, que « la généralisation du port du masque va faire baisser l’épidémie de coronavirus dans 15 jours ».

« À l’occasion de l’Aïd El Fitr, je lance un appel aux Algériennes et aux Algériens de porter le masque. Si tout le monde porte le masque, nous sommes certains que le nombre des contaminations va diminuer, à l’instar de ce qui se fait dans beaucoup de pays. J’ai espoir que toutes les Algériennes et Algériens porteront des masques et j’ai espoir que dans une quinzaine de jours, les chiffres vont baisser », a insisté Abderrahmane Benbouzid dans une déclaration à Santé-Algérie.

"Je suis heureux que cet appel pour le port du masque coïncide avec l’Aïd, jour de solidarité, de bonté, jour heureux, empreint de caractère religieux, d’engagement et de sacrifice. Nous devons en finir avec cette épidémie, toute l’économie du pays est paralysée, toutes les activités sont à l’arrêt et la peur a gagné tout le monde. C’est vrai que le port du masque est un inconfort, mais on n’a pas le choix, c’est comme un médicament qu’on prend avec un goût désagréable. C’est l’effort à faire et le prix à donner qui n’est pas énorme", ajoute-t-il.

Plus de 4 000 cas suspects de coronavirus dans le corps médical

Par ailleurs, le ministre de la Santé, qui a été dans la soirée de vendredi 22 mai l'hôte de la télévision publique, a fait état de plus de 4 000 personnes du corps médical suspectés de coronavirus. "Nous comptons plus de 4 000 cas suspects de coronavirus dans la corporation de la Santé, en plus des 19 décès", a-t-il fait savoir.

Sur un autre registre, Benbouzid a affirmé sur le plateau de l'ENTV que depuis le début de la pandémie en Algérie, 56 000 cas ont été sujets à enquête épidémiologique.

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