Les Algériens pourraient être sauvés du coronavirus par leur « immunité croisée ». Une étude menée par des chercheurs américains et publiée dans la revue Cell soutient qu’une partie de la population mondiale pourrait être protégée contre le Covid-19 grâce à des contaminations antérieures.

En Algérie, où le confinement n’a toujours pas touché à sa fin, il semble encore prématuré d’estimer l’avancée ou la régression de la pandémie de Covid-19. Bien que certains spécialistes soutiennent que celle-ci est en train de baisser.

Selon l’étude menée par les scientifiques américains, « l’immunité croisée » est un immunité acquise contre un agent infectieux. Ce dernier protégerait contre un autre agent, « qu’il soit de nature virale ou bactérienne ». Par ailleurs, l’immunité croisée est liée au phénomène de réaction croisée.

En général, un anticorps est caractéristique d’un antigène. Cela dit, parfois, des anticorps se lient à des antigènes proches appelés « cross-réactifs » grâce à des épitropes ou à une structure similaire. Ainsi, il peut exister des réactions croisées avec des bactéries d’espèces proches. Une bactérie possède de nombreux antigènes de surface.

L'Algérie pourrait être sauvée par l'immunité croisée

Les Algériens pourraient déjà être protégés contre le coronavirus grâce à « l’immunité croisée ». Une condition essentielle pour amorcer un déconfinement en Algérie est celle de l’acquisition d'une « immunité collective ». L’étude menée par les Américains prouve que l’immunité collective pourrait, en réalité, passer par l’immunité croisée.

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Ce phénomène, déjà observé dans le cas de différentes autres pathologies, est simple. Comme l’a souligné l’étude américaine, il s’agit d'une immunité acquise contre un agent infectieux, mais qui peut également être efficace contre un second agent. Les spécialistes soutiennent qu’ « un patient atteint plus tôt dans sa vie par un autre coronavirus pourrait être immunisé contre le Covid-19 ».

40 à 60% de la population mondiale immunisée

Les premières bribes des travaux menés par les chercheurs américains attestent que « 40 à 60% de la population mondiale pourraient être immunisés contre le Covid-19 sans même y avoir été exposés ».

La baisse des contaminations pourrait s’expliquer par le manque de personnes à contaminer. L’épidémiologiste Laurent Toubiana affirme qu’« une partie non-négligeable de la population pourrait ne pas être sensible au Covid-19, parce que des anticorps non-spécifiques de ce virus peuvent l’arrêter ».

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