Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé ce mardi 26 mai que l’opération de rapatriement des Français bloqués en Algérie devrait s’accélérer dans les jours à venir. Jean-Yves Le Drian a promis, dans une déclaration accordée à la radio France Inter, d'augmenter les vols quotidiens à partir d’Algérie. 

Le ministre des Affaires étrangères a annoncé que la France mettra "en œuvre trois vols quotidiens sur Alger à partir du 27 mai (...). Ce qui va permettre le triplement des capacités aériennes". Actuellement, seuls sept vols hebdomadaires relient Alger à Paris. Ce dispositif devrait, donc, permettre de tripler les capacités aériennes.

Concernant les traversées maritimes, Jean-Yves Le Drian précise que « Paris est en train de mettre en œuvre un véritable pont maritime pour compléter les vols qui vont augmenter, moins au Maroc qu’en Algérie, pour des raisons de contraintes sanitaires ».

Toutefois, le ministre français reconnaît que Paris rencontre « des difficultés » pour faire rentrer ses ressortissants qui se trouvent actuellement coincés au Maghreb et qui souhaitent rentrer en France.

Au sujet des réclamations des ressortissants bloqués à l’étranger, Jean-Yves Le Drian dit qu'il "comprend leurs frustrations (mais) qu'ils comprennent aussi les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Nous faisons le mieux possible mais ce n'est pas toujours simple"

« Un pont maritime » pour rapatrier les ressortissants français bloqués au Maroc

La France va aussi mettre en place un "pont maritime" avec le Maroc pour rapatrier ses ressortissants. Le ministre Jean-Yves le Drian déclare que "Paris a mis en place trois liaisons maritimes qui ont eu déjà lieu. Et nous comptons organiser une dizaine de liaisons maritimes dans les quinze prochains jours". Le même responsable explique qu’« il y en a une ce mardi, 26 mai, qui va à Sète et une autre demain mercredi qui va aller à Marseille. »

A rappeler que l’Algérie, comme le Maroc, destinations prisées des touristes français et de nombreux binationaux, ont fermé leur espace aérien depuis la mi-mars. Des milliers de ressortissants français sont ainsi toujours bloqués en dépit des vols spéciaux déjà opérés.