Les accouchements dans les cliniques privées seront désormais gratuits en Algérie pour toutes les personnes possédant une carte « Chifa ». En effet, le directeur central à la Caisse nationale des assurés sociaux, Zinedine Zidani, a annoncé, mercredi 28 mai, que la Caisse nationale d’assurance sociale des travailleurs salariés (CNAS) allait couvrir les frais d’accouchement dans les établissements hospitaliers privés.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, M. Zidani a révélé que « la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) a signé une convention avec nombre d’établissements hospitaliers privés, disposant d’un service Maternité pour l’amélioration des conditions d’accouchement dans le cadre de la contractualisation (paiement par tiers) ». Et d’expliquer que ce dispositif « assure une prise en charge à 100% de tous les types d’accouchement de nos assurés et ayants droits ».

En outre, le représentant de la CNAS a précisé que cette convention était le fruit « d’une coordination entre les ministères de la Santé et de la Sécurité sociale». Elle «permettrait à l’assuré social d’accéder à des prestations en matière de soins sans payer d’honoraires, grâce au système du tiers payant», a-t-il indiqué.

À travers ce dispositif, le gouvernement algérien vise à alléger la charge sur les établissements hospitaliers publics, au vu du grand nombre de naissances enregistré annuellement. À ce propos, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, avait affirmé que la prise en charge des femmes enceintes constituerait l’une des principales priorités du secteur, après la levée du confinement.

Accouchements dans le privé en Algérie : voici les nouveaux tarifs

En mars dernier, un décret exécutif publié au Journal officiel avait déterminé les nouveaux frais d’accouchement dans les établissements hospitaliers privés. Ainsi, les tarifs varient entre 25 000 dinars pour « l’accouchement par voie basse simple » et 60 000 dinars pour « l’accouchement par césarienne avec pathologie associée notamment, hypertension artérielle HTA, diabète, prise de médicaments compris ».

En outre, afin de bénéficier du remboursement des frais d’accouchement dans un établissement hospitalier privé, il faut un accord préalable des organismes de la sécurité sociale. « L’assuré (e) social (e) est tenu d’introduire auprès de l’organisme de la sécurité sociale une demande de prise en charge dans le mois qui précède l’accouchement », est-il détaillé dans cette convention-type.

C’est une nouvelle qui réjouit les femmes algériennes, notamment les femmes gestantes. Les factures pour un accouchement simple dans une clinique privée pouvaient atteindre 80 000 dinars. Cette initiative constitue ainsi un soulagement pour certaines familles qui pourront désormais profiter des avantages de cette mesure.