Quelques jours seulement après avoir annoncé la suspension des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine, l’OMS a décidé, ce jeudi 4 juin, de reprendre l’utilisation de ce médicament à base de chloroquine. L’Algérie avait dès le départ refusé de renoncer à ce protocole médical dans le traitement du coronavirus,

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L’Organisation Mondiale de la Santé a changé d’avis en décidant d’autoriser, à nouveau, les tests à base de chloroquine. Il y a une dizaine de jours, la même organisation avait annoncé avoir suspendu temporairement et par mesure de précaution les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays. L’organisation revient donc sur ses positions et reprend les essais.

Cette annonce devra faire plaisir aux autorités sanitaires algériennes qui ont maintenu l’utilisation de ce protocole médical, malgré les critiques. Le Dr Mohamed Bekkat, membre du comité de suivi de la pandémie avait d’ailleurs contesté la décision de l’OMS de suspendre les essais cliniques sur la chloroquine.

Une décision qui fera plaisir en Algérie

Mohamed Bekkat Berkani avait vivement critiqué, dans une déclaration à l’AFP, l’étude de la revue médicale The Lancet, qui a recommandé la suspension du protocole à base de chloroquine. Pour Mohamed Bekkat, cette étude prête à confusion, car elle semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours. Il précise que le protocole de traitement s’est révélé efficace quand il est utilisé précocement.

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Le membre de la Commission de suivi avait fait savoir qu’en Algérie « nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables ». Et d’ajouter : « Nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de la chloroquine ».

L’Algérie a dénoncé une tentative commerciale

Le docteur Mohamed Bekkat Berkani, président du conseil national de l’Ordre des médecins algériens, avait dénoncé, au lendemain de la décision de l’OMS, « une tentative commerciale ». Pour lui, les informations publiées dans la revue The Lancet sont « ambiguës » et sèment « le doute autour du lien entre certains lobbies et laboratoires internationaux ».

Il s’agit, estime-t-il, d’une « tentative de faire pression pour la commercialisation de médicaments plus coûteux que la chloroquine ». L’Algérie a refusé de s’engager dans « ce genre de conflits et poursuivra l’utilisation de ce protocole pour les personnes diagnostiquées positives au virus », avait-il encore affirmé.

Le docteur Mohamed Bekkat a, aussi, assuré « faire prévaloir l’intérêt général des citoyens ». Cela d’autant plus que l’utilisation de la chloroquine « est un réel succès » et qu’elle « prouve son efficacité de jour en jour », a-t-il insisté.

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A noter que l’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le virus. Au total, 9 733 cas confirmés et 673 morts y ont été officiellement recensés depuis le 25 février. Plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de contamination ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine.