Un médecin a été victime d'une agression dans la soirée de vendredi 5 juin dans un hôpital de la wilaya de Bejaïa, en Kabylie. Trois individus qui accompagnaient un malade l'ont agressé verbalement et physiquement, indiquent des sources locales. Ses collègues sont montés au créneau ce samedi pour se solidariser avec lui et réclamer plus de sécurité au niveau des centres de santé. 

Le problème de l'insécurité dans les établissements hospitaliers est remis sur le tapis en Algérie, plus précisément en Kabylie, après une énième agression contre les personnels de la santé. Dans la soirée de vendredi, un résident en chirurgie orthopédique et traumatologique a été violenté au niveau de l'unité hospitalo-universitaire de Targa Ouzemmour, à Bejaïa. Les agresseurs sont trois individus qui accompagnaient un malade. Le médecin s’en est sorti avec des blessures superficielles, néanmoins, le choc était violent.

Les auteurs de l'agression ont été arrêtés par les services de sécurité et conduits au commissariat pour interrogatoire, affirment des sources concordantes. Selon la victime, ceux-ci voulaient coûte que coûte faire passer le patient qu’ils avaient accompagné. "Je leur ai demandé de patienter le temps de terminer avec une femme âgée fracturée qui se trouvait dans la salle de soins", explique le jeune médecin.

Le personnel de l'hôpital en colère

"J'ai laissé mon fils de 18 jours à la maison pour venir travailler et en fin de compte, je me fais agresser !», s'indigne-t-il. Les personnels soignants de cet hôpital ont dénoncé ce samedi cette agression. Ils ont tenu un bref sit-in pour dire "halte à la violence" et que "les soldats blancs sont en colère".

Il faut rappeler que cette agression est loin d'être un cas isolé en Algérie et dans la région. D'ailleurs, les personnels médical et paramédical ont à plusieurs reprises dénoncé ces dépassements dangereux en réclamant le renforcement de la sécurité dans les hôpitaux.