L'importation de véhicules neufs n'aura pas lieu dans l’immédiat, malgré la promulgation de la loi de finances complémentaire qui autorise cette activité. En effet, les concessionnaires automobiles seront soumis à un nouveau cahier des charges afin de pouvoir importer des véhicules. 

Ainsi, pour mettre en application ces directives, un groupe de travail du ministère de l'Industrie et des Mines prépare un cahier des charges qui régira à l'avenir l'activité des concessionnaires automobiles. Ces derniers, autorisés par la loi de finances complémentaire à importer des voitures pour couvrir les besoins du marché, doivent attendre que ce cahier des charges soit prêt pour commencer cette activité.

Le gouvernement conditionne la relance de l'importation des véhicules à la publication du cahier des charges de cette activité. Il prévoit ainsi de mettre en place des contrôles explicites, afin de protéger les réserves algériennes de devises fortes et éviter, aussi, au pays la fuite des devises en faveur des usines mères des marques qui seront autorisées à être actives en Algérie. Ce nouveau cahier des charges sera publié par le ministère de l'Industrie et des Mines après avoir été préalablement soumis à la Commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale.

Le ministère de l’Industrie et des Mines justifie le recours à cette réglementation par la mauvaise expérience des usines de montage automobile qui ont coûté au Trésor public trois milliards d'euros de pertes par an, du fait de l'exonération des taxes, douanes et concessions, dont les propriétaires des usines de montage ont bénéficié en échange de la satisfaction de la demande nationale en automobile.

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