Depuis le début du déconfinement, la valeur du dinar algérien connaît un net recul sur les marchés officiel et parallèle. En effet, la monnaie nationale continue sa chute sur le marché noir et demeure toujours dévalorisée dans les cotations officielles ce mardi 9 juin. Les devises européennes, notamment l'euro, ont repris leur tendance haussière sur le marché noir. L'euro s’échange à 198 dinars sur les principaux marchés parallèles des changes et autour de 145 dinars à la Banque d’Algérie.

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Ainsi, les effets de la crise économique nationale commencent à se faire ressentir sur la valeur de la monnaie nationale. Cette dernière fait face aux réalités du marché et au manque de confiance des opérateurs économiques en la politique de relance décidée par le gouvernement. La reprise des activités dans le monde, qui a relancé la machine économique, dévoile ainsi la dépendance de l’Algérie à l'importation, ce qui augmente considérablement la demande sur les devises étrangères et les fait, conséquemment, flamber.

Cette reprise explique aussi le regain d’intérêt pour l’euro, en nette progression. Les devises ont, en effet, repris leur tendance haussière au détriment du dinar. Une tendance qui va se confirmer de plus en plus, selon les observateurs qui prévoient une flambée des devises à la fin de la pandémie de coronavirus, qui a paralysé l’économie mondiale.

La valeur du dinar, très faible, se stabilise sur le marché officiel

En parallèle, la monnaie nationale subit un véritable effondrement depuis février dernier, le dinar ayant baissé de 10 %, passant de 130 à 145,35 DA pour un euro à 144,95 DA ce mardi. Face au dollar, le dinar fait dans la résistance. Il est passé de 118 dinars en mars à 128 dinars ces jours-ci. Cela est aussi dû au fait que les transactions économiques sont faites en majorité en euro, eu égard à la proximité avec le continent européen.

Cette dévaluation de la monnaie nationale sur le marché officiel répond à un impératif économique qui se définit par un grand déficit budgétaire et un recul des recettes pétrolières. Cette situation a poussé le gouvernement à opter pour la dévaluation de la monnaie nationale afin de colmater les brèches qui se creusent de jour en jour.

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