Comme annoncé précédemment sur notre site, Air Algérie n'a pas encore fixé une date précise pour la reprise de ses vols. Selon son porte-parole, Amine Andaloussi, la compagnie aérienne nationale attend toujours le feu vert des autorités algériennes. Dans des déclarations accordées à l'agence officielle (APS) ce mardi 9 juin, M. Andaloussi révèle aussi qu'un retour à la normale ne peut être envisagé avant 2023, voire 2025.

La compagnie aérienne Air Algérie va bientôt reprendre ses vols. Toutefois, son porte-parole indique qu' « on ne peut pas avancer de date pour la reprise du trafic aérien des voyageurs. La décision d'ouvrir l'espace aérien est une prérogative du président de la République ».

En outre, Amine Andaloussi a confié que même en cas de reprise, « on va le faire à hauteur de 30% de notre programme habituel, et on ne peut pas excéder les 40% d'ici à la fin 2020». D'autre part, il estime que « les passagers avec billetterie seront les principaux bénéficiaires » dès la relance des activités d'Air Algérie. Le même responsable a également souligné que « le retour au programme des vols de 2019, pour Air Algérie et pour les autres compagnies aériennes dans le monde, ne peut se faire avant l'année 2023, voire 2025 ».

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Concernant l'opération de rapatriement lancée depuis quelques jours, le porte-parole d'Air Algérie a affirmé que la compagnie a permis le retour au pays « de plus de 8 000 Algériens bloqués à l'étranger depuis la suspension du trafic aérien et maritime ». À ce propos, il a fait savoir que d'autres vols de rapatriement auront lieu « avant la fin de la semaine ».

Air Algérie a enregistré des pertes colossales

Par ailleurs, M. Andaloussi évoque les pertes qu'a subies la société algérienne à cause de la suspension du trafic aérien. « Depuis la suspension du trafic aérien le 18 mars, exception faite pour les vols cargo et pour les opérations de rapatriement, quelque 17 620 vols d'Air Algérie ont été annulés, que ce soit pour les lignes intérieures ou extérieures », a indiqué Amine Andaloussi. Ceci a engendré « des pertes de 38 milliards de DA sur le chiffre d'affaires des vols passagers, un montant qui atteindrait les 89 milliards de DA d'ici à la fin de l'année », prévoit le porte-parole de la compagnie.

Mais le plus dur reste à venir pour la compagnie nationale. En effet, « les experts estiment que tout ce qu'ont subi les compagnies aériennes mondiales jusqu'à présent n'est qu'un premier choc. Ces compagnies vont subir un deuxième choc, qui sera plus dur, celui de la faiblesse des flux des passagers après la reprise", a conclu le porte-parole.