Le chercheur algérien en bioinformatique, Mohamed Belhocine, éleve du Pr Didier Raoult, a déclaré qu'il pouvait apporter son aide à l'Algérie. Il a également déclaré qu'il était important que l'Algérie se dirige vers la bioinformatique. Cette spécialité, selon le chercheur, est convoitée par les grands laboratoires des quatre coins du monde.

En effet, dans une interview accordée au quotidien El Watan, le chercheur Mohamed Belhocine, établi à Dubaï, Emirats arabes unis, déclare suivre la situation épidémiologique en Algérie de très près. Il apporte son expertise, à travers des discussions avec ses collègues algériens, ou sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, le chercheur insiste sur le balayage des fausses informations qui circulent sur la toile. "Je continuerai à apporter mon soutien à ma patrie par des formations et des collaborations" révèle le chercheur.

D'ailleurs, le chercheur estime que le domaine de la bioinformatique a de l'avenir en Algérie, comme partout dans le monde. Ainsi, cette spécialité est la solution à préconiser au manque d'infrastructures dans le pays. "On a besoin juste d'un ordinateur puissant et un accès au big data" a-t-il fait savoir. Ajoutant qu'il "est temps de développer cette spécialité dans notre pays et intégrer les diplômés dans les équipes de recherche".

Qui est le chercheur Mohamed Belhocine ?

Mohamed Belhocine, né en 1983 à Blida, après avoir obtenu son baccalauréat scientifique, a étudié la biologie à l'université de Blida. Il a obtenu un deuxième baccalauréat qu'il lui a permis de s'inscrire en science vétérinaire en parallèle avec son cursus de biologie. Un troisième baccalauréat français au lycée international, Alexandre Dumas, lui ouvre les portes de l'université Luminy, à Marseille (France).

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Donc, c'est durant ses années à Marseille que Mohamed Belhocine a eu l'opportunité d'être parmi les étudiants du Pr Didier Raoult. Le chercheur raconte que les étudiants du Pr Raoult le surnommait "l'Indiana Jones des micro-organismes" en raison de son palmarès. Durant son cursus en France, le jeune chercheur a étudié la biologie moléculaire et cellulaire. Ensuite, après l'obtention de sa licence, il s'est tourné vers une nouvelle spécialité, la bioinformatique et la génomique.

Aujourd'hui, Mohamed Belhocine dirige une équipe de chercheurs en bioinformatique dans un prestigieux labo de recherche à Dubaï. Concernant un éventuel retour en Algérie, il explique qu'il faut réunir toutes les conditions possibles. Entre autres, créer de bonnes écoles, un bon système de santé et offrir des meilleurs salaires. "Il faut apporter les mêmes conditions et privilèges que nos pays hôtes ou au moins de s’y rapprocher" a-t-il confié.

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