Un groupe de femmes issues de l’immigration algérienne a mis en place une cagnotte d’aide post-confinement destinée aux étudiantes algériennes en difficulté financière, notamment après le confinement sanitaire dicté par la propagation du Covid-19 en France. 

Dénommé « Azetta » (Tissage en langue amazighe), qui désigne par extension un réseau social, ce collectif de la diaspora exclusivement féminin a été créé pour voler au secours des étudiantes venues d'Algérie. « C’est ce mot (Azetta, ndlr) que nous avons choisi pour notre collectif. Un collectif composé de femmes de l’immigration algérienne et créé à l’occasion d’une rencontre qui s’est tenue le 8 mars 2020 », explique les bénévoles.

« Nous, membre du collectif : Samia, Lamia, Sarra, Lydia, Thiziri, Rania et Yasmine, toutes présentes dans les milieux associatifs, avons constaté un réel besoin de solidarité adaptée aux situations des femmes de l’immigration, en particulier les étudiantes », ajoutent les membres du groupe.

Le collectif a ainsi mis en place un véritable réseau d’entraide en ligne. En effet, « depuis le début du confinement, grâce au "réseau Azetta", nous avons mis en place une action marrainage/parrainage pour quelques étudiantes algériennes en France », souligne le collectif. Ce dernier en appelle à la « générosité » des bienfaiteurs « via cette cagnotte pour étendre l’aide aux demandes auxquelles nous n’avons pas pu répondre ».

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Les étudiantes algériennes en France vivent dans une situation de grande précarité

Les femmes de la diaspora soutiennent que « le chemin est long et les périples sont nombreux pour les étudiantes étrangères. Elles sont isolées du pays d’origine et parfois en rupture familiale. Leur expérience est ponctuée par les nombreux allers-retours en préfecture et une recherche constante de petits boulots pour assurer la continuité de leurs cursus universitaires ».

Les femmes impliquées dans ce travail de bénévolat ajoutent que « la majorité d’entres elles (étudiantes algériennes) ne bénéficient pas de bourses d’études. Elles composent donc avec une précarité économique renforcée par le statut limitant des étudiantes (...). Des difficultés qui engendrent une pression conséquente sur leur santé mentale et physique, (sachant que) certaines n’ont pas de couverture médicale ».

L’objectif recherché par cette initiative est, donc, de soutenir ces femmes dans leurs projets d’études durant cette période de crise sanitaire. « Une crise qui a engendré une chute considérable de l’économie, ce qui les a fortement fragilisées. Ainsi, les dons permettront de régler leurs dettes accumulées post-confinement, telles que les factures d’électricité, eau, gaz, loyer, prêts et dépenses de première nécessité», rappelle le collectif d’entraide.

Ce dernier est joignable via courriel électronique à l’adresse suivante [email protected] ou sur le groupe : Réseau Azetta Entraide Femmes Algériennes. Les personnes désirant faire un don devront se rendre sur le lien Cagnotte.

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