La date de la reprise de l'importation des véhicules neufs en Algérie est connue. En effet, le ministre de l'Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, a indiqué, ce jeudi 11 juin à l'agence de presse (APS), que les concessionnaires devraient reprendre leurs activités avant la fin de l'année 2020. Il a donné, à l'occasion, des détails sur la façon dont cette opération sera organisée.

Les Algériens pourront acheter des voitures neuves importées avant la fin de l'année en cours. Ferhat Aït Ali Braham a, en effet, affirmé que le cahier des charges « qui fixe les conditions et modalités d'exercice des activités de concessionnaires de véhicules neufs » sera promulgué « d’ici juillet ». Dès lors, le ministère pourra « recevoir les demandes qui seront traitées dans un délai d’un mois au maximum, selon les termes du nouveau cahier des charges qui prévoit aussi le droit de recours en cas de refus », a indiqué le ministre Industrie.

Le gouvernement algérien établira ainsi une liste des concessionnaires agréés « au cours du dernier trimestre 2020 », soutient Aït Ali Braham. D'après lui, « les premiers véhicules neufs importés ne peuvent théoriquement être mis sur le marché que vers la fin de l’année ».

L'Algérie sera exigeante avec les concessionnaires

Par ailleurs, le ministre fait savoir que le gouvernement algérien étudiera bien le dossier de la reprise de l'importation des véhicules neufs. À cet effet, il affirme que le cahier des charges va exiger aux concessionnaires « la possession des capacités nécessaires pour exercer cette activité, notamment en matière de showrooms, d’ateliers de services après-vente et du personnel qualifié ».

En outre, le responsable a laissé entendre que le concessionnaire ne pourra pas importer un véhicule sans avoir au préalable une commande d’un client. Sur ce point, M. Aït Ali Braham dira que « c’est fini les gigantesques stocks qu’on écoulait au gré de la conjoncture ». En définitive, le ministre de l’Industrie et des Mines estime que « le nouveau cahier de charges est une remise des pendules à l’heure, une remise à zéro des agréments ».

Notons enfin que le même responsable s'est aussi exprimé sur les prix des véhicules neufs en Algérie. Selon lui, le cahier des charges poussera les concessionnaires à vendre avec des marges de bénéfices « raisonnables ». Néanmoins, il a précisé que la dépréciation du dinar algérien aura des répercussions certaines sur les prix des véhicules neufs.

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