Le Comité scientifique de suivi de la pandémie de coronavirus a répondu, samedi 13 juin, à Matshido Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. La responsable de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Afrique avait fait part, jeudi, de son inquiétude quant à l'accélération du nombre des cas de contamination en Afrique, notamment en Algérie.

Le Comité scientifique a répondu avec véhémence à la directrice de l'OMS pour l'Afrique, Matshido Moeti. Réunie samedi 13 juin avec le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, cette organisation sanitaire a accusé la responsable de l'OMS d'avoir "manipulé" les chiffres de la pandémie en Algérie.

"Elle a manipulé les données quotidiennes concernant les cas de contamination en Algérie", lit-on dans le communiqué de la présidence. Ainsi, le Comité scientifique dément les statistiques avancées par la directrice régionale de l'OMS et l'accuse de "dépassement de prérogatives".

Pour rappel, dans son rapport publié jeudi 11 juin, l'OMS avait prévu une augmentation constante de cas de contamination en Afrique. Elle a précisé que 70% des décès dans le continent noir se concentrent dans cinq pays, à savoir l'Algérie, l'Égypte, le Nigeria, le Soudan et l'Afrique du Sud.

“Je crains que nous devrions probablement vivre avec une augmentation régulière dans la région”, a, en effet, estimé Matshido Moeti. La directrice de l’OMS pour la région Afrique invite, par conséquent, les pays africains concernés, dont l’Algérie, à prendre des mesures sanitaires strictes. Pour elle, ces pays sont des zones à haut risque où le virus pourrait se propager davantage.

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