La Banque d'Algérie fait face à une crise aiguë de liquidité depuis quelques mois. Cette situation a poussé les établissements bancaires à geler leurs crédits pour l’exploitation et l’investissement, jusqu'à nouvel ordre. Une décision qui aura de lourdes conséquences sur l'économie nationale, qui traverse déjà une crise sans précédent. 

Ainsi, le système monétaire et financier en Algérie ne cesse de révéler ses limites. Les banques, qui sont dépendantes de la trésorerie de l’État, ne pourront plus assurer les crédits à l'investissement nécessaires au fonctionnement de l'économie nationale.

Cette situation complique considérablement la mission du gouvernement afin de relancer l'économie nationale. Elle est d'autant plus complexe que les autorités refusent de faire appel au financement non conventionnel, seul à même de renflouer en liquidité les caisses de la Banque d’Algérie.

Cette grave crise financière est née de la chute des prix du pétrole, de la paralysie de l'économie à cause de la pandémie de coronavirus et surtout de l’arrêt du financement non conventionnel, qui a fait rétrécir le niveau des liquidités des banques. Elle est appelée à perdurer dans le temps, en paralysant les entreprises ainsi que tous les projets de relance économique.

Les conséquences du gel des crédits à l’investissement seront désastreuses  pour l'économie nationale. En effet, sans crédits, la machine économique aura du mal à redemander, et les investisseurs ne pourront mener à bien leurs projets dans ce contexte économique morose.

Il reste au gouvernement de capter la liquidité qui circule dans le circuit informel. Cette mission s’avère difficile à cause de la crise de confiance entre les citoyens et l'Etat ainsi que la bureaucratie qui caractérise les établissements bancaires. Elle est aggravée par la crise politique qui bloque le pays.

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