Plusieurs responsables d'institutions et administrations publiques refusent de se soumettre à la dernière directive du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, inhérente au congé exceptionnel des femmes enceintes ou ayant des enfants de moins de 14 ans à charge.

En effet, nombreux sont les responsables d'entreprises publiques à défier le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Ces responsables refusent de libérer les femmes concernées par la dernière décision du chef du gouvernement. Celle-ci dispose que les entreprises doivent accorder un congé exceptionnel à toutes les femmes gestantes ou ayant des enfants de moins de 14 ans.

Pourtant, la décision de Abdelaziz Djerad, rendue publique mardi 16 juin, est claire à ce sujet. Le gouvernement a tranché la levée de la mesure de mise en congé exceptionnel dans le secteur public et privé. Cependant, cette mesure pour les "femmes enceintes et celles ayant des enfants à charge âgés de moins de 14 ans" est maintenue.

Certaines entreprises ont mis en application la directive du Premier ministre, comme c'est le cas d'Algérie Telecom et Sonatrach. Mais d'autres l'ont foulée au pied, à l'instar de la CNAS et d'Algérie Poste, dont les responsables ont outrepassé la décision du gouvernement.

Ainsi, de nombreuses femmes concernées par cette disposition ont témoigné leur désarroi au quotidien Liberté. L'une d'elles, maman de trois enfants, se plaint des responsables d'Algérie Poste qui refusent de lui accorder ce congé exceptionnel auquel elle ouvre droit : « Je ne comprends l’acharnement des responsables qui sont pourtant protégés par une décision officielle », s'est-elle confiée.

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Notons que la fermeture des crèches, depuis le mois de mars, ainsi que le refus des nourrices de garder les enfants compliquent la situation de ces mères de famille.

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