Les prix du mouton s'annoncent plus chers cette année en Algérie. Selon la Fédération nationale des éleveurs (FNE), le coût du sacrifice connaîtra une flambée considérable par rapport à l'année passée, en dépit d'une demande actuellement faible, rapporte, ce dimanche 21 juin, le quotidien arabophone El Bilad.

L’Aïd El-Adha, ou l'Aïd El-Kébir, devrait coïncider avec le 31 juillet en Algérie. À l’approche de cette fête religieuse, les Algériens commencent à s'enquérir des prix du mouton qu'ils devront sacrifier pour cette occasion.

À quelques semaines seulement de l’Aïd El-Adha, Mohamed Boukarabila, membre de la Fédération nationale des éleveurs, estime que les moutons en Algérie coûteront plus cher cette année, prévoyant même une augmentation de 10% par rapport à l'année dernière.

Selon lui, cette hausse prévisionnelle des prix est le résultat de la crise sanitaire liée au coronavirus que traverse le pays et qui a engendré la fermeture des marchés à bestiaux pendant une longue durée. Elle est aussi due, selon le même éleveur, au grand nombre d'intermédiaires qui ont saisi l'opportunité de cette récession du marché pour acheter le maximum de têtes d'ovins afin de les revendre au prix fort à la hausse de la demande.

Boukarabila a également mis l'accent sur la sécheresse qui frappe de nombreuses régions du pays. Ce qui oblige les éleveurs à se rabattre sur l’aliment de bétail qui, en plus de sa rareté, coûte entre 3 500 et 4 000 DA le quintal.

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Le prix du mouton peut augmenter de 10 000 dinars

Ainsi donc, selon le même intervenant, tous ces facteurs annoncent la hausse des prix du cheptel, notamment ovin. Selon lui, le prix d’un mouton qui a coûté 25 000 dinars l'Aïd El-Adha dernier se cédera, cette année, à 35 000 dinars, soit une forte augmentation de 10 000 dinars. Toutefois, le membre de la FNE a estimé que les prix pourraient se stabiliser autour de 25 000 à 35 000 dinars si la demande sur l'ovin continue de baisser.

Il convient de noter que le ministre du Commerce, Kamel Rezig, s’était engagé, au mois de février dernier, à fixer à 800 dinars maximum le kilo de la viande rouge en Algérie. Mais au bout de quelques semaines, il a reconnu que le gouvernement ne contrôle plus cette filière, accusant les éleveurs d'être derrière cette flambée.

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