L'Algérie figure parmi les cinq pays d’Afrique les plus représentés dans les journaux télévisés des grandes chaînes en France pour la période de 2011 à 2019. Selon l’Ina-Stat, baromètre statistique de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui a « épluché » les JT français sur neuf ans, « plus de la moitié des citations se concentre sur seulement cinq pays », dont l’Algérie. L’étude souligne, néanmoins, que l’actualité africaine est « assez peu couverte dans les JT en France ».

L’étude de l’Institut national français révèle que l’information concernant le continent africain ne représente que 5,4 % de l’offre globale des chaînes de TF1, de France 2, de France 3, de Canal+, d’Arte et de M6, dans les dix dernières années. L’Afrique apparaît ainsi moins médiatisée que l’Asie (12 %), mais plus que l’Amérique latine (2 %).

L’Algérie, par ailleurs, a été parmi les pays les plus couverts par les grands médias français. Plus de la moitié des citations se concentre sur cinq pays africains : l’Egypte, la Libye, le Mali, la Tunisie et l’Algérie.

Parmi ces chaînes télé, c’est France 2 qui a consacré le plus de sujets à l’Afrique, avec 3 312 thématiques, devant Arte (3 169), TF1 (2 593), M6 (2 003), France 3 (1 995) et Canal+ (1 527). Si l’on rapporte ces chiffres à l’offre de chaque chaîne, c’est Arte qui en est en tête. Elle a consacré 10,8 % de son JT au continent, devant Canal+ (7,4 %) et France 2 (5,1 %).

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La personnalité africaine la plus médiatisée pendant cette période a été le chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi, entre 2009 et octobre 2011, date de son décès, suivi du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. L’INA remarque également l’absence de femmes parmi ces personnalités.

Pour rappel, la diffusion, à la fin du mois dernier, des documentaires français sur le Hirak « Algérie, mon amour » et « Algérie: Les promesses de l’aube » ont beaucoup fait parler Algérie. Les choix éditoriaux de France Télévisions ont provoqué des tensions diplomatiques entre les deux pays. Perçue comme une attaque contre le peuple algérien et ses institutions par l'Etat algérien, cette « manœuvre » n’est pas passée sous silence.

Après la réaction officielle des autorités algériennes, qui ont rappelé l’ambassadeur d’Algérie à Paris, en signe de protestation contre la diffusion desdits documentaires, plusieurs médias algériens se sont lancés dans une véritable campagne médiatique contre « la France coloniale ».