La question de la réouverture progressive des frontières algériennes est en passe de devenir un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics. Pour le moment, aucun planning ou protocole de levée des restrictions sur les frontières aériennes, terrestres et maritimes n’a été mis en œuvre par les autorités compétentes. Les Algériens devront, donc, attendre avant de voir les frontières, fermées depuis le mois de mars dernier, rouvrir.

La présidence de la République avait déjà annoncé que la décision de l’ouverture ou de la fermeture de l’espace aérien national était « une décision souveraine » qui ne peut émaner que des hautes autorités du pays. Mais compte tenu de l’incertitude face à l’évolution de la pandémie de coronavirus, dont la courbe des contaminations connaît un rebond ces derniers jours, aucune date n’a été encore fixée.

Du côté du gouvernement, le ministre des Travaux publics et des Transports, Farouk Chiali, est resté vague et n’a avancé aucune date concernant la levée de la suspension des liaisons nationales et internationales. Ainsi, tout porte à croire que la reprise des vols ne se fera pas avant la fin du mois de juillet.

Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique de surveillance et de suivi de l’épidémie de la Covid-19, juge qu’il est « trop tôt » pour parler de la réouverture des frontières terrestres avec la Tunisie à l’occasion de la saison estivale.

La réouverture des frontières est une décision exclusive des pouvoirs publics

Pour la compagnie nationale aérienne, Air Algérie, la reprise des vols internationaux est « une décision exclusive des pouvoirs publics ». Les informations qui circulent à ce propos « n’engagent que leurs auteurs », avait précisé la compagnie dans un communiqué.

Il faut dire que la réouverture des frontières n’est pas du tout une décision facile à prendre pour les hautes autorités algériennes. Cette démarche doit être soumise à une mûre réflexion portant sur les répercussions sanitaires de l’accueil des voyageurs étrangers sur le territoire national.

La réouverture des frontières doit être également accompagnée d’un protocole sanitaire strict, auquel seront soumis les voyageurs, et ainsi que de moyens de transport. Les responsables savent qu’il ne peut y avoir de reprise de liaisons sans certaines mesures destinées à empêcher qu’une deuxième vague de contamination au coronavirus ne vienne gâcher tout le travail fait jusque-là.

Les Algériens seraient autorisés à voyager en Europe à partir du 1er juillet

Selon la chaîne de télévision paneuropéenne, qui cite des sources diplomatiques au sein de l’UE, l’Algérie figurerait dans la liste des pays pour lesquels les frontières de l’Europe seront ouvertes à partir du 1er juillet.

La décision n'a pas encore été rendue officielle. Mais selon notre source, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc sont parmi les pays dont les ressortissants pourront accéder à l'espace Schengen à partir du 1er juillet. Les responsables européens n’ont pas réussi à prendre des décisions concernant les pays qui seront interdits d’entrée après l’ouverture des frontières extérieures de l’Union européenne. Les discussions se poursuivent encore. La liste devra être rendue publique dans la soirée cette semaine.

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