Le tribunal de Bir Mourad Raïs a rendu, ce dimanche 28 juin, le verdict concernant l'affaire du journaliste Belkacem Djir, jugé le 14 juin dernier. Le journaliste a été condamné à trois ans de prison ferme « pour usurpation de fonction et chantage ». Il a été mis en détention préventive le 15 juillet 2019.

Ainsi, après avoir bénéficié d'un non-lieu, le 22 avril dernier devant la chambre d'accusation près la Cour d'Alger, dans une autre affaire dans laquelle il était accusé d’« atteinte au moral des troupes de l'armée », le journaliste a été condamné à l'issue d'un nouveau procès. Belkacem Djir, âgé de 33 ans, travaillait pour la chaîne d'information privée Echorouk News, où il réalisait et présentait des émissions politiques.

Ce procès qui a fait couler beaucoup d'encre, vu la gravité des accusations contre le journaliste et le retard pris pour la programmation de son procès. Un retard qui a poussé le journaliste à entamer une grève de la faim le 30 janvier passé, afin de protester contre sa détention provisoire.

Il faut aussi rappeler que la plupart des avocats ont refusé d'évoquer le cas du journaliste publiquement, vu la sensibilité du dossier et la gravité des accusations. Néanmoins, une avocate a contextualisé les accusations en affirmant que le journaliste était  « victime des zones d'ombre qui entourent le travail d'investigation des journalistes ». Elle a affirmé que l'accusé se trouvait « au mauvais endroit avec la mauvaise personne » au moment des faits.

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Il faut souligner que Belkacem Djir n'est pas le premier journaliste à être condamné à la prison en Algérie ces derniers temps. Sofiane Merakchi a écopé de huit mois de prison ferme, le 5 avril dernier.

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