Le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a rendu ce mercredi 1er juillet son verdict dans laffaire Ali Haddad. Le patron de lETRHB, principal accusé, est condamné à 18 ans de prison ferme et une amende de huit millions de dinars. Le tribunal a ordonné également la saisie de tous ses biens en Algérie et à l’extérieur du pays (ses sociétés, ses maisons, ses comptes bancaires). 

Les frères de Ali Haddad, en l’occurrence Mohamed, Rebbouh, Amar et Meziane, ont été condamnés à quatre ans de prison ferme chacun et une amende de huit millions de dinars avec saisie de leurs biens.

Les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont écopé de 12 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars, chacun.

Huit autres ancien ministres ont été condamnés dans cette affaire. Il s'agit d'Abdelkader Kadi 5 ans et 500 000 dinars d’amende, Boudjemaâ Talai et Amara Benyounès 3 ans et 500 000 DA, Abdelghani Zaâlane 3 ans, Amar Ghoul 10 ans de prison ferme, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi qui écopé de 2 ans de prison ferme.

En outre, la peine la plus lourdes a été prononcée contre l'ex-ministre de l'Industrie Abdeslam Bouchouareb qui se trouve actuellement en fuite à l’étranger. Il a été condamné à 20 ans de prison par contumace.

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Les mis en cause étaient poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpations dont, blanchiment d’argent, pressions sur des fonctionnaires afin d’obtenir d’indus avantages, corruption de fonctionnaires et financement occulte de campagne électorale.

Le parquet a estimé que Ali Haddad à la tête d’un groupe comptant 55 sociétés, avait bénéficié de 275 marchés publics de 2000 à 2019, soit 100 milliards de dinars, 452 crédits bancaires, dont 80% auprès des banques publiques, d’un montant de 110 milliards, et bénéficié de 57 biens fonciers dans 19 wilayas d’une valeur de 1000 milliards.