Durant ces derniers mois, la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a réduit de 50 % ses dépenses, sous l'impact de la pandémie de coronavirus. La compagnie nationale a également procédé à la révision de son plan d'investissement. 

En effet, Toufik Hakkar, PDG de la Sonatrach, a révélé, mercredi 1er juillet, que la compagnie avait procédé à la réduction de 50 % de ses dépenses et à la révision du plan d'investissement, sans impacter l'activité de production. Il explique que cette décision est dictée par le recul des prix du pétrole et du gaz, sous l'impact de la pandémie de coronavirus.

Selon le PDG de la Sonatrach, la conjoncture économique a amené l'entreprise à revoir certains de ses projets. "Mais nous avons maintenu les projets d’exploration et de production qui sont importants pour nous", a-t-il toutefois assuré. Pour Toufik Hakkar, cette réduction sera compensée par le développement de partenariats dans le cadre de la nouvelle loi des hydrocarbures. "Cette loi nous donne l’occasion de discuter et de proposer certains projets à nos partenaires", affirme-t-il.

Cette révision n'aura pas d'impact sur le secteur de la pétrochimie et des énergies renouvelables

Par ailleurs, le premier responsable de la Sonatrach a assuré que cette révision de projets n'aurait aucun impact sur le secteur de la pétrochimie. Il déclare que la compagnie a maintenu l'investissement dans ce secteur, notamment à travers les partenariats.

Toufik Hakkar annonce, aussi, la poursuite des projets liés aux énergies renouvelables, dont ceux des sites Bir Rebaâ nord (10 MW, en partenariat avec ENI) et Menzel Ledjmet nord (20 MW). Ces sites, selon le PDG de la Sonatrach, permettront la commercialisation du gaz sur "le marché local ou international".

Enfin, Toufik Hakkar précise que lorsque les cours des hydrocarbures s’amélioreront sur le marché international, Sonatrach reprendra son plan initial d’investissements.

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