Alors que plusieurs économistes ont prévu l'effondrement des devises étrangères sur le marché noir, notamment l'euro, ces dernières restent relativement stables et résistent malgré la fermeture des frontières et la paralysie de l'économie et des échanges commerciaux. En effet, l'euro tourne toujours autour de 190 dinars, malgré la chute de la demande. 

Ainsi, la décroissance de la demande n'a pas vraiment impacté la valeur de l'euro sur le marché noir, contrairement aux prévisions de certains experts. Ce recul est accompagné d'un autre élément qui n'a pas vraiment été pris en considération dans l’équation du marché noir. Les frontières étant fermées, les immigrés algériens n'ont pas pu rentrer au pays pour leurs vacances. Or, ces milliers de ressortissants algériens sont, justement, les principaux pourvoyeurs du marché noir en devises. Leur absence diminue considérablement l'offre et équilibre ainsi le marché noir, qui reste stable ces derniers jours malgré la paralysie de l'économie.

Le marché noir restera prospère

Cette situation reste tout de même éphémère dans un marché qui répond à un phénomène chaotique. En effet, il suffit que les frontières soient rouvertes pour que la donne change. La demande sera en hausse d'un côté et l'offre restera la même, de l'autre, étant donné qu'une grande partie des immigrés ne pourront pas passer leurs vacances en Algérie cette année.

Une nouvelle situation qui fera flamber les devises étrangères avec la reprise du trafic maritime et aérien, suspendu à cause de la pandémie de coronavirus et aussi la reprise des échanges commerciaux.

Par ailleurs, la dépréciation du dinar sur le marché officiel commencera à impacter le marché noir. Ce marché parallèle restera prospère et continuera à peser de tout son poids sur l'économie algérienne dans une conjoncture où la crise de confiance s'est installée dans la durée.

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