L’Allemagne, la République tchèque et la Hongrie ont refusé, ce jeudi 2 juillet, d'ouvrir les frontières de leurs pays aux ressortissants algériens. En effet, ces trois pays ont exclu l’Algérie de la liste des pays jugés sûrs par l'Union européenne.

Le gouvernement fédéral allemand a décidé de retirer quatre pays, dont l’Algérie, de la liste des Etats dont la situation épidémiologique liée à la maladie de la Covid-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise des voyages vers l’Europe. Les pays exclus sont donc l’Algérie, le Maroc, le Rwanda et la Serbie.

La République tchèque, quant à elle, n’a retenu que huit pays hors UE dans la liste de ceux dont les ressortissants sont autorisés à entrer sur son territoire. La République tchèque n’ouvrira ses frontières qu’à l’Australie, le Canada, le Japon, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Corée du Sud et la Thaïlande. Reste à découvrir, en revanche, les décisions des autres pays européens qui n’ont pas encore publié leurs listes propres.

De son côté, la Hongrie s’est montrée plus sélective. Le pays n’a autorisé l’accès à son territoire qu’à la Serbie. Les autres Etats, dont l’Algérie, sont exclus. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déclaré ce jeudi : « Pour le moment, nous ne pouvons pas accéder à la demande de l'UE (...) parce que cela irait à l'encontre des intérêts sanitaires du peuple hongrois ».

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L’Algérie ne répond pas aux critères de l'Union européenne

Il faut dire que bien que l’Algérie fasse partie de la liste définitive des pays pour lesquels les frontières de l’Europe ont été ouvertes, elle ne répond pas à certaines exigences de l’Union européenne.

En effet, l’Union européenne a mis en place certaines exigences auxquelles doivent répondre les pays afin de leur rouvrir ses frontières. Ces pays devront répondre à des critères épidémiologiques clairs et stricts. Ils doivent être dans une situation épidémiologique semblable ou meilleure que celle de l’Europe. L’Union européenne a fixé la barre à un taux de nouveaux cas de Covid-19 inférieur ou égal sur les 14 derniers jours à 16 pour 100 000 habitants.

La situation épidémiologique en Algérie se détériore de plus en plus. Le pays connaît une nouvelle hausse de cas positifs ces derniers jours. L’Algérie ne répond donc pas à ce critère épidémiologique, qui est la condition pour pouvoir voyager en Europe.

L'ouverture des frontières de l'UE est conditionnée

Par ailleurs, l’ouverture des frontières européennes est conditionnée par la réciprocité avec les pays qui seront autorisés à voyager en Europe. Or, l’Algérie, qui maintient ses frontières fermées pour tous les pays étrangers, se retrouve ainsi de fait exclue des mesures d’ouverture des frontières de l’Europe.

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Pour rappel, les pays de l’Union européenne avaient convenu de rouvrir, dès le mercredi 1er juillet, les frontières extérieures de l’espace Schengen aux voyageurs d’une liste de 15 pays, dont l’Algérie. Selon un communiqué officiel de l’UE, les ressortissants de ces 15 pays, dont les Algériens, sont officiellement autorisés à voyager en Europe.

L'UE, dont les frontières extérieures ont été fermées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, a autorisé, à compter donc de mercredi, les voyages d'agrément et d'affaires en provenance de 15 pays jugés « sûrs ». Il s'agit de l'Algérie, de l'Australie, du Canada, de la Géorgie, du Japon, du Monténégro, du Maroc, de la Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de la Serbie, de la Corée du Sud, de la Thaïlande, de la Tunisie, de la Chine et de l'Uruguay.

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