Les étudiants algériens poursuivant leur cursus dans des universités françaises payeront désormais plus cher les frais d'inscription. Le Conseil d’Etat français a validé, ce mercredi 1er juillet, la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Ainsi, les droits d’inscription en licence sont passés à 2 770 euros et à 3 770 euros pour le master.

Décidée en 2018, cette augmentation ne fait pas l'unanimité en France. D'ailleurs, seule une poignée d'universités l'ont appliquée jusque-là. Des associations ont monté au créneau pour dénoncer cette décision.

Ces associations ont déposé un recours qui a été examiné le 12 juin dernier. Le Conseil d’État a rendu son verdict mercredi, en rejetant la requête de ces organisations. "Les frais d’inscription contestés ne font pas obstacle à l’égal accès à l’instruction, compte tenu notamment des aides et exonérations destinées aux étudiants", fait remarquer le même conseil dans un communiqué cité par la presse française.

Le Conseil d'Etat rappelle, en outre, que des aides sont attribuées aux étudiants et "les étudiants en mobilité internationale peuvent être éligibles à certaines d’entre elles", explique-t-il. Il est aussi souligné que ces universitaires peuvent bénéficier d’une "exonération totale ou partielle des droits d’inscription mis à leur charge".

Mélanie Luce, la présidente de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), citée par le journal français Libération, parle d'"une décision très dangereuse pour les étudiants".

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"Une décision très dangereuse pour les étudiants"

"Le Conseil d’Etat nous dit l’inverse du Conseil constitutionnel. Le coût n’est pas évalué selon la situation de l’étudiant mais selon le coût de la formation et l’existence de bourses. On dit là aux étudiants que 3 770 euros c’est modique. C’est ce que nous payons en province sur un an pour nous loger ! C’est scandaleux ", martèle-t-elle.

La présidente de ce syndicat estudiantin appelle d'ailleurs les universités à ne pas appliquer cette hausse ."Il faut se rendre à l’évidence : personne ne veut de cette réforme passée au forceps et que seules six universités appliquent. Il faut l’abandonner. La balle est dans la main du gouvernement et de celle des universités, qui doivent maintenir le cap en continuant de ne pas l’appliquer", insiste-t-elle.

Une lueur d'espoir pour les étudiants algériens qui ne peuvent que croiser les doigts et prier pour que le gouvernement revoie sa copie ou, à défaut, que les universités n'appliquent pas cette décision.

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