Décidément les athlètes algériens font face au mépris de la tutelle. En effet, après l'appel de détresse de Taoufik Makhloufi bloqué en Afrique du Sud, c'est au tour du décathlonien, Larbi Bouraâda d'alerter l'opinion publique sur la situation catastrophique dans laquelle il se trouve. L’athlète s'est plaint de sa situation à travers un tweet publié mardi 7 juillet.

Larbi Bouraâda a affirmé dans son tweet qu'il n'a aucune pension et qu'il est pris en charge par son père . Il ajoute qu'il se nourrit de sandwich après les entraînements et que c'est "grâce à Dieu" qu'il arrive à nourrir ses filles. Le décathlonien révèle qu'il n'est pas affilié à la Caisse nationale d'assurance sociale (CNAS) et qu'il ne possède même pas de carte Chiffa. Il conclut qu'il n'est pas le seul à se retrouver dans ce cas et que plusieurs athlètes vivent le même calvaire.

Cette déclaration révèle la situation dramatique de l’athlétisme en Algérie. Elle intervient quelques jours après l'appel de détresse du champion olympique algérien du 1 500 mètres Taoufik Makhloufi. L’athlète de haut niveau bloqué en Afrique du Sud depuis quatre mois a dénoncé le manque de considération des autorités algériennes dans le traitement de son cas.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que le décathlonien prend à témoin l'opinion publique. Larbi Bouraâda a lancé un  cri de détresse en décembre 2019, après s’être vu refuser l’accès au stade olympique du 5-Juillet-1962 à Alger. Une situation qui l'a poussé à déclarer sa décision de mettre fin à sa carrière après les Jeux olympiques de Tokyo, prévus cet été mais reportés en raison de la crise sanitaire causée par la propagation de la covid-19.

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