Les Algériens bloqués à l’étranger continuent de faire pression sur les autorités algériennes pour leur rapatriement. Plus de 600 personnes concernées ont interpellé Abdelmadjid Tebboune dans une lettre rendue publique le 8 juillet, afin de regagner le pays.

Ces Algériens dénoncent les conditions dans lesquelles ils se retrouvent à l'étranger. Ils indiquent qu'« au lendemain de la célébration de la Fête de l’indépendance nationale, qui a coïncidé cette année avec le rapatriement des ossements de nos valeureux martyrs, morts au champ d’honneur pour que vive l’Algérien(ne) libre et digne, nous, Algérien(ne)s bloqués à l’étranger, interpellons votre excellence, sur la situation dégradante, indigne et inhumaine que nous subissons à l’étranger, depuis la fermeture des frontières, loin de nos familles et de notre pays ».

Ces ressortissants expliquent que « cela fait maintenant quatre mois que nous sommes abandonnés à l’étranger, épuisés moralement et démunis financièrement, nous (sur)vivons dans des conditions de vie misérables, certains d’entre nous sont tombés en dépression en apprenant la perte d’un proche en Algérie ».

Les services consulaires sont injoignables la plupart du temps

Ils révèlent qu'« en dépit de notre inscription à la campagne de rapatriement lancée par le ministère de l’Intérieur au début du mois d’avril, aucune information n’a filtré sur notre programme de rapatriement ». Les signataires de la lettre affirment que « les services consulaires sont dans la plupart du temps injoignables, ou, au mieux, nous demandent de patienter encore et encore… ».

À lire aussi :  Angleterre : Un club de football ouvre des salles de prière durant les matchs

Ils rappellent qu'« au mois de mars, nous nous sommes retrouvés bloqués à l’étranger pour diverses raisons, professionnelles ou personnelles. Malgré la possession de titres de voyage valables, la pandémie de la Covid-19 nous a contraints à prolonger notre absence pour préserver la santé de nos concitoyens. Aujourd’hui, après quatre mois d’attente interminable, notre patience a atteint ses limites ».

Lire aussi : Les Algériens bloqués en France continuent de faire pression sur l’ambassade