Le président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, a réagi à sa condamnation par la justice à deux mois de prison ferme dans l'affaire l'opposant à l'ancien président du club, Mohand Cherif Hannachi. Il a affirmé qu’il avait un vrai « combat » à mener contre Hannachi, tout en indiquant qu'il pourrait déposer une plainte qui pourrait coûter à la JSK sa place en Ligue 1.

Le président Cherif Mellal s'est montré menaçant envers son prédécesseur à la tête du club le plus titré d’Algérie, Mohand Cherif Hannachi. « On va prendre tous les risques, car l’ancien président ne veut pas laisser la JSK tranquille. On a plusieurs choses contre lui, que ce soit en ce qui concerne sa gestion ou pour des trucs diffamatoires. Le terrain doit devenir sain à la JSK », a déclaré Mellal. Ce dernier enchaîne en affirmant qu' « il y a une plainte, si je la dépose, la JSK sera rétrogradée en deuxième division. Maintenant, on va prendre tous les risques ».

Le patron de la JSK a également signifié avoir déposé cinq plaintes contre Mohand Cherif Hannachi. Mellal ajoute que « le procès devait avoir lieu le 27 de ce mois. Tant qu’il (Hannachi) est là, il ne laissera ni la JSK tranquille, ni moi. Je vais livrer un grand combat contre lui et contre ceux qu’il utilise pour s’attaquer à la JSK et à ma personne (...). Je vais aller jusqu’au bout de mon projet et de ces attaques pour que le terrain redevienne propre ».

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« Personne ne peut me destituer du club »

Par ailleurs, Cherif Mellal a tenu, jeudi 9 juillet, un point de presse au siège du club, à Tizi Ouzou. Il a ainsi abordé de nombreux sujets. Mais l'essentiel de ses intervention a tourné autour de son affaire contre Hannachi et le CSA. « Depuis que je suis là, le CSA tient une réunion chaque semaine pour me destituer. Ceci perturbe toute l'équipe », a déclaré Mellal.

Néanmoins, ce dernier défie tout le monde. « Personne ne m'a ramené pour me destituer. Je dérange certains parce que j'ai fermé les portes à certains voyous qui n'ont pas leur place à la JSK », a-t-il martelé. Et de poursuivre : « Je ne suis pas là pour plaire à X ou à Y ou donner de l'argent à gauche et à droite. Le vrai supporter n'a qu'à aller acheter son ticket et rester dans les tribunes. C'est fini le social à la JSK. Il faut changer les mentalités ».

« Je n'ai pas promis de ramener Ronaldo ou Messi à la JS Kabylie »

Le président de la JS Kabylie s'est, par ailleurs, dit satisfait de son parcours à la tête du club kabyle. « En deux ans, j'ai fait des miracles », a estimé le boss kabyle qui enchaîne : « Quand je suis venu, je n'ai pas promis de ramener Ronaldo ou Messi à la JSK. Je suis venu faire mieux que ceux qui sont déjà passés au club. Mon but est de donner un exemple pour la JSK et au football national ». Mellal a fait savoir que la nouvelle direction « a fait face, à sa venue, à une situation financière difficile et a réglé beaucoup de dettes envers des anciens joueurs et dirigeants du club héritées de l'ancienne direction ». Et d'ajouter que « les dettes de la JSK auprès des impôts dépassent le capital même du club ».

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En outre, le responsable kabyle indique que son club possède un bon effectif et aspire même à jouer le titre africain. « J'ai une grande équipe et je peux espérer jouer un titre africain. Le public doit aider son club. Néanmoins, certaines personnes se disant amoureuses du club séparent les supporters au lieu de nous aider. Mais je leur dit que ce n'est pas la rue qui gère la JSK », a-t-il conclu.

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