La recrudescence du nombre de contaminations par le coronavirus ces deux dernières semaines met en alerte le personnel soignant. Ces derniers ne cessent de lancer des appels de détresse. Ils se plaignent de devoir faire face à deux réalités intenables : la hausse vertigineuse du nombre de contaminations et le manque de moyens de lutte contre cette maladie. 

En effet, le personnel soignant, qui est en première ligne contre la pandémie de la Covid-19, est dépassé. Les établissements de santé ne peuvent plus répondre à cette hausse inquiétante. La situation fait que beaucoup de malades sont obligés de suivre un traitement symptomatique chez eux, même si certains cas nécessitent une surveillance rapprochée. Les médecins sont contraints de réorienter les malades vers le confinement à domicile en raison du manque de lits. Même que dans certains hôpitaux, il y a des malades hospitalisés dans... les couloirs.

Par ailleurs, le médecins déplorent le non-respect des mesures et gestes barrières. Une négligence qui a justement conduit à cette hausse, selon plusieurs spécialistes. D'autres sont également confrontés aux courroux, voire aux agressions de certains citoyens.

Le personnel soignant critique la gestion de la crise sanitaire

Ainsi, les personnels médical et paramédical ne cessent de lancer des appels de détresse. Quotidiennement, ils mènent des campagnes de sensibilisation sur les mesures de prévention. Les soldats à la blouse blanche réclament, en outre, qu'on leur garantisse la protection nécessaire afin qu'ils puissent accomplir leur devoir dans la sérénité.

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Dans cette conjoncture délicate, de nombreux médecins manifestent leur colère contre la gestion de la crise sanitaire. C'est le cas des praticiens de la wilaya de Constantine, qui ont organisé, dimanche 19 juillet, un sit-in de protestation dans l'enceinte du CHU Ibn Badis. Ils ont dénoncé le climat d'insécurité et le manque flagrant de lits de réanimation et d'oxygène. Ils ont, aussi, réclamé l'ouverture d'autres structures sanitaires, afin de désengorger le CHU.

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