De nombreux Algériens rapatriés de France ont décrié, ce vendredi 24 juillet, les conditions de leur isolement obligatoire. A Alger, quelques rapatriés ont même tenté de descendre dans la rue, dans la matinée de cette même journée, pour contester leur prise en charge "défaillante".

En effet, un groupe de rapatriés ont essayé, dans la matinée de ce vendredi, de braver l'isolement auquel ils sont astreints pour une durée de 14 jours, pour manifester leur mécontentement des conditions de leur confinement. Mis en quarantaine dans un hôtel à Bordj El Bahri (Alger), le groupe d'Algériens rapatriés de France jeudi se plaignent de "conditions de confinement très regrettables". Ils décrient les moyens d'accueil et d'hébergement mis en place en prévision de leur quatorzaine, ainsi que le manque de soins dans ces établissement où ils devront vivre 14 jours.

Certains d'entre eux ont confié au quotidien arabophone El Khabar qu'ils étaient contraints de manifester en raison des insuffisances flagrantes constatées sur leur lieu de confinement. Ils disent avoir espéré, après quatre mois d'attente à l'étranger, rentrer au pays dans de meilleures conditions.

Ils dénoncent notamment le manque d'eau et de soins. En outre, ces citoyens rapatriés ont réclamé la présence du wali délégué, pour lui faire part de leurs craintes de passer le reste du confinement obligatoire dans des chambres d'hôtel qui n'assurent pas le minimum vital (eau, soins...).

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Rappelons que le rapatriement des ressortissants algériens bloqués à l'étranger, notamment en France, a débuté lundi 20 juillet. Une opération qui s'étalera sur une semaine et pour laquelle des liaisons aériennes et maritimes ont été mobilisées.

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