Les services de la gendarmerie de la wilaya de Constantine, dans l’est de l’Algérie, ont procédé à l’arrestation de 44 individus accusés d’avoir participé à la célébration d’un mariage homosexuel. Les gendarmes ont fait une descente dans un appartement du quartier Ali Mendjli, où des dizaines de personnes - pour la plupart des hommes - participaient à une fête gay. Les services de sécurité ont interpellé 44 personnes qui, selon eux, sont homosexuelles, rapporte, ce samedi 25 juillet, le journal arabophone Ennahar.

Selon la même source, des citoyens ont alerté les services de sécurité sur la présence de dizaines de personnes homosexuelles dans un appartement de la cité. Les services de la gendarmerie sont aussitôt intervenus pour interpeller les individus en question. Ces derniers seraient venus de plusieurs wilayas de l’est du pays, dont Biskra, Tarf et Annaba, et d'Alger pour célébrer ce mariage gay.

Les gendarmes ont procédé à l’arrestation de 44 personnes. Les prévenus seront présentés devant la justice après enquête. Ils risquent de lourdes peines d’emprisonnement sous l'accusation d'avoir organisé un mariage gay, l'homosexualité pouvant entraîner jusqu'à 2 ans de prison dans le pays.

Il faut préciser que les manifestations de soutien aux personnes de même sexe sont interdites en Algérie. L’homosexualité est punie par l’article 338 du Code pénal algérien. Toute personne adulte “rendue coupable d’acte contre-nature” risque jusqu’à deux ans de prison et une lourde amende.

Les lois ont été renforcées pour interdire le mariage homosexuel et les manifestations de sympathie aux personnes de même sexe. Les autorités ainsi que la société rejettent les personnes soupçonnées d'homosexualité. Cependant, les arrestations sont rares car les personnes homosexuelles vivent le plus souvent cachées.