Plus de 200 ressortissants algériens rapatriés récemment à partir de la ville de Toulouse souffriraient des effets psychologiques de ce qu’ils ont vécu en France. C’est ce qu’a fait savoir Hayet Mammeri, directrice locale du tourisme et de l'artisanat et du travail familial de la wilaya de Mostaganem, où sont placés en quarantaine ces rapatriés. Les 222 Algériens rapatriés de Toulouse « se sont montrés plus affectés par ce qu’ils ont vécu durant les mois passés, où ils sont restés bloqués en France », a-t-elle déclaré.

La directrice Hayet Mammeri indique que cette situation a impliqué l’intervention des autorités locales afin de garantir une prise en charge psychologiques aux rapatriés. Ces derniers seront suivis durant leur séjour en quatorzaine dans l’hôtel réquisitionné à cet effet. Ces ressortissants algériens ont mal vécu leur blocage en France.

Il faut noter qu’une fois arrivés en Algérie, les citoyens rapatriés sont soumis à la procédure de confinement de deux semaines dans des établissements hôteliers réquisitionnés par l’Etat. Ils sont conduits vers ces hôtels, lieu de leur confinement pendant 14 jours. Cette mesure entre dans le cadre des dispositions préventives contre la propagation du coronavirus.

En effet, l’Algérie applique les mesures de quarantaine pour les ressortissants ayant séjourné dans une zone de circulation du virus. On parle plutôt de « quatorzaine », la durée d’isolement étant fixée à 14 jours. Les rapatriés sont pris en charge et encadrés par une équipe médicale et des psychologues.

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Pour rappel, les autorités algériennes avaient décidé d’engager une opération de rapatriement des citoyens algériens qui se sont retrouvés coincés à l’étranger au lendemain de la suspension des liaisons aériennes et maritimes, au mois de mars, en raison de la pandémie de coronavirus.

Les concernés ont pour la plupart atterri dans un pays étranger il y a cinq mois, soit juste avant le confinement. Ils se sont retrouvés bloqués sans aucune possibilité de rejoindre le pays.

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