L'ancien PDG de l'ANEP Amine Echikr a réagi aux révélations fracassantes de l'actuel patron de l'agence. Il a affirmé ce dimanche 9 août dans sa réponse publiée par le journal El Watan que beaucoup de choses ne correspondent pas à la réalité.

Amine Echikr a tenu à apporter des précisions quant à sa gestion de l'ANEP. Il s'est exprimé sur le conflit d’intérêts entre lui et le quotidien Reporters. Amine Echikr explique : "A mon arrivée à l’Anep, le conseil d’administration a été informé que mon épouse était actionnaire à 25% de la société éditrice dudit quotidien et non pas sa propriétaire, comme le suggère M. Ounoughi".

Il précise que « le Conseil a saisi l’avocat de l’entreprise pour émettre un avis juridique. Suite à cela, le conseil a délibéré en mon absence pour conclure que les exigences de l’article 2 de l’ordonnance n°07-01 du 1er mars 2007, relative aux incompatibilités et obligations particulières attachées à certains emplois et fonctions, n’étaient pas réunies et ont soumis la relation entre l’Anep et la société éditrice à l’article 628 du code de commerce ; en clair, un rapport spécial du commissaire aux comptes de l’entreprise relatif aux conventions réglementées ». Amine Echikr ajoute que « tous les documents sont à la disposition du PDG de l’Anep, car se trouvant au niveau de son secrétariat ».

Précisions sur la villa d'El Biar

Par ailleurs, en ce qui concerne sa période de gestion des affaires de l'ANEP, il affirme que « contrairement à ce que suggère M. Ounoughi, je n’étais pas PDG de l’Anep de 2016 à 2019, mais de mai 2018 au 30 avril 2019, soit 11 mois et quelques jours ».

Amine Echikr a également précisé, en ce qui concerne la villa d’El Biar à Alger qui a été louée à 30 millions de centimes par mois sans qu’elle soit utilisée, qu'elle « était le siège de la direction générale de la filiale Anep messagerie express. L’entreprise ayant acquis un siège à Ouled Fayet, j’ai mis fin au contrat de location».

Il faut rappeler que le PDG actuel de l'ANEP a fait des révélations fracassantes sur la gestion de l'agence avant son arrivée. Il a affirmé que l’entreprise « a fait l’objet de monopole par des groupes d’influence au pouvoir qui ont fait main basse sur l’ANEP ». « Les services de l’ANEP étaient tellement dans une anarchie indescriptible qu’il est difficile de savoir ce qui s’y est passé » a-t-il ajouté .

Larbi Ounoughi a également déclaré : « Quand on a analysé la situation, on a trouvé que l’ANEP pouvait être tout sauf une entreprise ». Il a affirmé que « c’est la gestion politique qui l’a mise dans cet état, elle ressemble beaucoup plus à une association caritative qu’à une entreprise économique et commerciale soumise aux règles et aux normes du marché ». Il donnera ensuite les chiffres faramineux dont ont bénéficié des journaux qui n'ont aucune existence réelle en Algérie alors que d'autres n'ont jamais bénéficié de cette manne financière .

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