Le dinar algérien se retrouve au cœur d'une polémique à Oujda, dans l'est du Maroc, après des signalements faisant état de tentatives présumées de fraude avec des pièces de monnaie algériennes. Des commerçants et des habitants appellent à la vigilance face à des pièces algériennes qui auraient été présentées comme des pièces marocaines de 10 dirhams.
Selon le média marocain Hiba Press, plusieurs commerçants d'Oujda ont récemment été alertés au sujet de personnes qui tenteraient d'utiliser des pièces algériennes lors de transactions en les faisant passer pour de la monnaie marocaine.
Le scénario rapporté concerne notamment des pièces de 50 dinars algériens, qui auraient été présentées comme des pièces marocaines d'une valeur de 10 dirhams. La différence de valeur entre les deux monnaies est importante, ce qui pourrait entraîner une perte pour le commerçant en cas de confusion.
Société L’acteur algérien Sid Ahmed Agoumi est mort à 86 ans
Les témoignages évoquent également des demandes d'échange effectuées rapidement. Le principe consisterait à profiter de l'inattention du commerçant ou de la vitesse de la transaction pour remettre une pièce étrangère sans lui laisser suffisamment de temps pour vérifier son origine.
Pourquoi le dinar algérien fait-il parler à Oujda ?
La situation géographique d'Oujda explique en partie la présence et la connaissance du dinar algérien dans cette région du Maroc. La ville se trouve à proximité immédiate de la frontière avec l'Algérie et entretient historiquement des liens humains et économiques avec les territoires voisins.
Cette proximité peut aussi favoriser les confusions entre certaines pièces, particulièrement lorsqu'elles sont examinées rapidement. Les monnaies algérienne et marocaine disposent chacune de plusieurs catégories de pièces métalliques dont l'apparence peut parfois sembler similaire au premier regard.
Les inscriptions, les valeurs faciales et les symboles présents sur les pièces permettent néanmoins de les identifier. Une vérification attentive suffit généralement à déterminer le pays d'émission.
Société Air Algérie : ce qui va changer pour les pilotes avec la modernisation de sa flotte
Les commerçants appelés à renforcer leur vigilance
Face aux signalements, des commerçants invitent leurs collègues à prendre quelques secondes pour contrôler les pièces de 10 dirhams reçues lors des paiements. La valeur inscrite sur la monnaie constitue le premier élément à vérifier. Il est également conseillé d'observer les inscriptions, les motifs et les symboles officiels afin de distinguer une pièce en dinar algérien d'une pièce en dirham marocain.
Pour l'heure, aucune donnée officielle ne permet d'affirmer que ces signalements correspondent à un phénomène généralisé à Oujda ou dans d'autres villes marocaines. Le sujet reste donc limité à des cas rapportés localement, dans l'attente d'éventuelles informations supplémentaires des autorités. La polémique autour du dinar algérien rappelle surtout la nécessité de vérifier attentivement les espèces lors des transactions, en particulier dans une région frontalière où plusieurs monnaies peuvent être connues de la population.
A lire aussi :
