L’Algérie continue de vivre au rythme des séismes. Ce jeudi 13 août, une nouvelle secousse tellurique de magnitude 4,2 sur l’échelle ouverte de Richter a été enregistrée à Aïn Romana, dans la wilaya de Blida, a indiqué un communiqué du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).

La secousse a eu lieu à 09h04. Son épicentre a été localisé à 4 km au sud-ouest de Aïn Romana, a précisé le CRAAG. Le séisme n'a fait aucune victime, selon la Protection civile qui s'est dépêchée sur place pour s’enquérir de la situation.

Il faut dire que l'activité sismique est très intense ces dernières semaines en Algérie. Un phénomène qui “entre dans le cadre de l’activité sismique normale du nord du pays”, selon Chafik Aïdi, un expert du CRAAG. Il explique que le CRAAG enregistre mensuellement entre 10 et 30 secousses en Algérie. “Et chaque année, on recense entre 300 et 400 secousses avec des magnitudes qui varient entre 2 et 3 degrés”, affirme-t-il.

Selon le même chercheur, la population ne ressent que les secousses telluriques de magnitude 3 et plus. Pour Chafik Aïdi, la population ne peut donc que s’adapter à ce phénomène naturel, étant donné que, explique-t-il, l’Algérie, notamment le nord, est situé dans une zone à forte activité sismique. “L’Algérie se trouve entre les deux plaques tectoniques, africaine et eurasienne et le nord de notre pays est traversé par des failles qui peuvent être sismogènes”, a-t-il dit.

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Afin de se prémunir des dégâts que peuvent engendrer ces tremblements de terre, le chercheur déclare que les Algériens sont appelés à vivre avec cette situation en adoptant certains réflexes nécessaires face aux tremblements de terre.

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