La wilaya de Sétif, dans l'est de l'Algérie, a enregistré onze cas de Kawasaki. C'est ce qu'a révélé,  samedi 15 août, le chef du service de la pédiatrie du centre hospitalo-universitaire de la wilaya, le Pr Belkacem Bayoud. Ce dernier a indiqué à la radio locale que la wilaya comptait parallèlement 230 enfants atteints du coronavirus. 

La maladie de Kawasaki, qui a fait son apparition en Algérie en juin, est-elle en train de se propager silencieusement dans le pays ? La question s'impose dans la mesure où la wilaya de Sétif enregistre, à elle seule, 11 cas. "Le dernier a été notifié vendredi", a indiqué, ce samedi, le chef du service pédiatrie du CHU de Sétif, le Pr Belkacem Bayoud.

Ces cas ont été enregistrés ces deux dernières semaines, a souligné le même professeur à la radio locale. "Le dernier en date a été admis vendredi 14 août", a-t-il précisé, assurant que l'état des malades était stable. Certains des patients ont même quitté l'hôpital après leur guérison, souligne le même responsable.

"La situation des patients est stable"

Pour rappel, le premier cas de Kawasaki a été recensé le 16 juin dans la wilaya de Batna. Une wilaya limitrophe de Sétif. Il s’agissait d’un enfant de 3 ans, originaire de la localité de Aïn Touta. "Des patients atteints de cette maladie ont été enregistrés en Europe et en Asie en avril et mai derniers. Mais c’est la première fois qu’on en fait état en Algérie", avait déclaré alors la cheffe du service pédiatrie du CHU de Batna, à savoir Djamila Brahmi.

Cette maladie est rare et est constatée exclusivement chez des sujets jeunes, après une infection virale (rhume, grippe) en lien avec une hyperactivité inflammatoire, expliquent les médecins. Fatigue intense, plusieurs jours de fièvre supérieure à 38°C, des ganglions, une forte inflammation et une éruption de boutons sont les caractéristiques typiques d’un Kawasaki.