Le Comité nordiste des sans-papiers organise une nuit blanche, du mercredi 19 au jeudi 20 août, devant la préfecture de Lille pour exiger le retour d'un sans-papiers algérien en France. Dénommé Mohammed Lakel, ce dernier a été expulsé il y a une année de Roubaix (Nord), sans passer devant un juge, indique le quotidien français des Hauts-de-France.

Selon la même source, pour soutenir Mohammed Lakel, expulsé illégalement de Roubaix (Nord) vers l’Algérie, son pays natal, une grande mobilisation est prévue pour la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août. Cet appel à la mobilisation a été lancé par le Comité nordique des sans-papiers. Le rassemblement de soutien sera observé devant la préfecture de Lille, afin d'exiger le retour du sans-papiers algérien en France.

Un sans-papiers algérien expulsé sans comparution devant un juge

Le sans-papiers algérien, Mohammed Lakel, a été illégalement expulsé de France. Il a été renvoyé en Algérie sans comparaître devant un juge. Selon la même source, son expulsion a été organisée dans l’ombre et n’a été régie par aucune autorité. Une entorse à la loi que de nombreuses associations dénoncent. C'est dans ce contexte que de nombreux comités ont été créés pour le soutenir et exiger son retour en France.

Ainsi, une année après l’expulsion de Mohammed Lakel, le Comité nordiste des sans-papiers a décidé d'organiser cette nuit blanche devant la préfecture de Lille. Un dossier y a été déposé, demandant le réexamen du cas du sans-papiers algérien, notamment en prenant en considération sa promesse ferme et sérieuse d’embauche, établie par une association roubaisienne auprès de laquelle il était bénévole, conformément à l’engagement public par voie de presse du préfet lui-même.

À lire aussi :  Centre TCF à Alger : Nouvelle adresse et nouvelles procédures

Le Comité nordiste dénonce un retard

Par ailleurs, le Comité nordiste des sans-papiers dénonce les retards dans l’examen et le réexamen des demandes de régularisation, imputés aux restrictions liées à la Covid-19. « Les dossiers s’accumulent auprès des commissions juridiques alors que les services préfectoraux sont confinés », déplore le comité en question.

Décidés à aller au bout, les membres de cette organisation passeront la nuit devant la préfecture « avec masques et distanciations pour dire : Mohammed Lakel, nous n’oublions pas, la promesse du préfet doit être tenue, nos dossiers en souffrance en préfecture doivent être régularisés », rapporte le média français.