Algérie : «Les prix des véhicules importés seront élevés »

Mourad Saâdi, fondateur de LARGUS.DZ estime que les prix des véhicules importés seront élevés. Ainsi, l'ancien directeur d'une revue automobile s'est exprimé sur les récentes déclarations du ministre de l'industrie, Ferhat Aït Ali. Il analyse l'évolution du marché automobile. Aussi, il s'est également exprimé sur divers points du prochain cahier des charges.

D'emblée, Mourad Saâdi déclare, dans un entretien accordé au quotidien Liberté, que le nouveau cahier des charges devra mettre l’accent sur l’aspect technique. En outre, son contenu devra définir les procédures d’homologation des véhicules importés. Il explique aussi que le client doit pouvoir choisir la dotation d’équipements en fonction de son budget. C'est pour cela, estime Mourad Saâdi, qu'il serait absurde d'imposer une offre dotée de quatre airbags et de l’ESP, car ceci alourdira le prix.

Par ailleurs, Mourad Saâdi a indiqué que les concessionnaires vont rencontrer plusieurs difficultés en Algérie. Il explique que le nouveau cahier de charges exige des concessionnaires des surfaces disproportionnées des infrastructures, ajoutant à cela, l’obligation d’être propriétaire de ces infrastructures. Ces exigences vont alourdir les charges et ainsi alourdir les prix des véhicules.

Économie Réserves d'or et production aurifère en Algérie : Tout ce qu'il faut savoir

"Il est prématuré de parler d’investissements étrangers en Algérie"

Au regard de ces conditions, indique Mourad Saâdi, il est certain que les prix des véhicules importés seront élevés. Il explique que l'activité automobile en Algérie va repartir de zéro. Il révèle que durant la première année, il n y aura pas de marché florissant qui peut satisfaire la forte demande. A ce propos, il estime que le marché des véhicules en 2021 ne dépassera pas les 80 000 unités. Ainsi, plusieurs éléments, dont l’incertitude liée au taux de change, les taxes élevées..., vont déterminer le volume de véhicules qui sera importé.

Concernant les deux constructeurs étrangers qui ont exprimé leur volonté d'investir en Algérie, Mourad Saâdi souligne qu'entre l'affirmation et la concrétisation de ce projet, beaucoup de temps va passer. Il indique, par ailleurs, que le stock important de véhicules, accumulé en raison de la pandémie du coronavirus, préoccupe les constructeurs automobiles. C'est pourquoi, selon le fondateur LARGUS.DZ, il est prématuré de parler d’investissements étrangers en Algérie.

Lire aussi : Algérie : Le cahier des charges du montage et de l’importation de véhicules adopté


Vous aimez cet article ? Partagez !