L’option de privatisation de certaines entreprises publiques est sérieusement envisagée au sein du gouvernement algérien. C’est ce qu’a déclaré, la semaine dernière, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, à la fin des travaux de la Conférence nationale sur le plan de relance économique. Les experts évoquent déjà la possibilité de voir des entreprises comme Sonatrach, ENIEM, ENIE, Air Algérie, SNVI et El-Hadjar privatisées.  

Dans ce sens, Ferhat Aït Ali a indiqué qu’une réflexion autour de l'ouverture du capital de certains groupes publics, à travers l'épargne publique et privée, avait été d’ores et déjà engagée. Le gouvernement algérien pense que plusieurs entreprises étatiques, dont Air Algérie, ont désormais besoin d’un souffle nouveau, d’une vision et d’une stratégie autre qui doivent rompre avec le mode de gouvernance adopté actuellement.

L’exécutif « a engagé une réflexion autour de l'ouverture du capital de certains groupes publics et de leur financement dans le cadre d’un plan intégré de restructuration », avait affirmé le ministre de l’Industrie. Ce dernier juge impératif d’assainir la situation financière à travers le recours à l'épargne publique et privée.

De nombreux experts estiment que l’ouverture du capital de certaines entreprises publiques constitue une opportunité pour la redynamisation du marché financier.

Ferhat Aït Ali avoue que certaines de ces entreprises ne détiennent pas de projets économiques efficaces et « leur présence sur le marché serait remise en question ». Le soutien perpétuel du Trésor public à ces entreprises publiques n’a fait qu’alourdir davantage la dette publique.

La compagnie aérienne nationale Air Algérie pourrait être parmi ces entreprises dont le capital sera ouvert aux investisseurs privés. Un audit sur sa gestion et sa structuration interne serait lancé prochainement par les pouvoirs publics.

A noter que la compagnie aérienne devrait bénéficier d’une aide importante de l’État en raison des pertes colossales que sa trésorerie a subies depuis le gel du trafic aérien. Un soutien direct est désormais indispensable pour la survie de la compagnie.

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