Trois activistes du Hirak ont déposé plainte, mercredi 2 septembre, contre la brigade de recherches et d'investigations (BRI) de Tlemcen. Les activistes se sont plaints « des abus des éléments de la sécurité ». Ils accusent ces derniers de les avoir arbitrairement arrêtés, vendredi 28 août.

Ainsi, selon la plainte déposée par les activistes, les éléments de la Brigade de recherches et d'investigations (BRI) de Tlemcen les ont arrêtés, vendredi, alors qu'ils se trouvaient à bord d'un taxi. Les activistes, qui se dirigeaient vers la maison de l'un de leurs amis, se sont retrouvés au commissariat, sous prétexte que c'était un vendredi.

Les activistes affirment que ce n'est pas la première fois qu'ils subissent des arrestations de ce genre. L'un des concernés a affirmé que les éléments de la BRI avaient saisi son téléphone portable depuis le mois de juin dernier et un autre révèle que les policiers lui ont retiré son permis depuis des mois.

Les activistes ont ainsi dénoncé le « harcèlement qu'ils subissent pour le fait de participer aux marches populaires des vendredis ». Ils ont déposé plainte auprès du procureur de la République au tribunal de Tlemcen « pour abus de pouvoir et arrestations arbitraires ».

Notons que depuis des semaines, plusieurs activistes sont arrêtés les vendredis. En effet, la répression a repris pendant le confinement en Algérie. Plusieurs militants et activistes sont convoqués par la justice et condamnés à des peines de prison ferme et d'autres sont arrêtés chaque vendredi à travers tout le territoire national.

Le vendredi est devenu une journée de chasse aux activistes. Certains sont interpellés dans la rue sans aucune raison. Cette politique répressive et liberticide révèle les intentions des autorités d’empêcher le retour du Hirak.

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