Le Lorraine Airport attend impatiemment la réouverture des frontières de l'Algérie parce que le marché algérien constitue un tiers des vols de l'aéroport, basé dans le nord-est de la France. Son directeur a d'ailleurs signifié que l'aéroport souffrait grandement du manque d'activité provoqué par la crise sanitaire de Covid-19, a rapporté, mercredi 2 septembre, le média France Bleu.

Depuis que les vols vers et en provenance de l'Algérie sont à l'arrêt, l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, dont la dénomination commerciale est Lorraine Airport, est dans le rouge. Et pour cause, cette destination représente un tiers des 265 000 voyageurs annuels du Lorraine Airport.

« Il n a eu zéro vol (de et vers l'Algérie, NDLR) depuis le 17 mars dernier », constate Yves Loubet, directeur général du Lorraine Airport. En dépit du déconfinement, l'aéroport n'opère toujours pas de liaisons vers l'Algérie, les dirigeants de ce pays refusant toujours de rouvrir ses frontières.

Une situation très compliquée pour le Lorraine Airport, qui a essuyé de lourdes pertes financières. Les responsables de l'aéroport espèrent que la situation ne va pas durer plus longtemps. Yves Loubet indique d'ailleurs que sa direction guette la moindre annonce du gouvernement algérien. « On scrute en permanence les décisions du gouvernement algérien, et on espère reprendre milieu-fin septembre », a souhaité le même responsable. Ce dernier a néanmoins signifié que l'aéroport prendrait au moins deux ans avant de retrouver le trafic d'avant la crise sanitaire.

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L’Algérie pas encore prête « pour l’ouverture des frontières »

En Algérie, le comité scientifique en charge de la lutte contre la propagation du coronavirus ne s’est pas montré très chaud à l'idée de rouvrir les frontières du pays dans l'immédiat. S’exprimant sur le sujet, mercredi 2 septembre, Mohamed Bekkat Berkani, membre de ce comité, a laissé entendre que le moment n’était pas encore venu pour cette mesure.

Le docteur Mohamed Bekkat Berkani rappelle qu’en Algérie, « les premières contaminations au coronavirus ont été des "cas importés" ». Par conséquent, il estime « qu’il est préférable d’observer encore plus. Je crois, a-t-il ajouté, que le gouvernement observe la situation pour pouvoir éventuellement prendre la décision d’ouvrir les frontières, avec probablement des préalables sanitaires ».

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