Le ministère de l’Intérieur a réagi, ce jeudi 3 septembre, à l'information selon laquelle des produits dangereux ont été stockés dans un port sec en Algérie. Tout en indiquant que les substances en question appartiennent à trois sociétés algériennes, dont celle de l'homme d'affaires Ali Haddad, le ministère assure que ses services avaient déjà déplacé les produits vers des endroits sûrs, le 18 août.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 3 septembre, le ministère de l'Intérieur a confirmé l’existence de conteneurs contenant des produits hautement inflammables. Selon le département de Kamel Beldjoud, « les produits en question sont des solutions dissolvantes et des produits chimiques appartenant à l’ETRHB-Haddad et utilisés dans la fabrication de peintures ; des containers de produits chimiques dangereux appartenant à l’entreprise Paint Solven et deux containers de produits pyrotechniques prohibés, propriété de l’EURL Azizi », explique le même ministère.

En outre, la même source indique que « ces produits font l’objet d’un litige au niveau des services concernés ». Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire tient à « rassurer les habitants de la région » qu'il a été procédé au déplacement de ces substances dangereuses vers « un endroit sûr et surveillé », et ce, le 18 août. Et ce en attendant de régler le problème avec leurs propriétaires.

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Pour rappel, le quotidien El Watan avait révélé, dans son édition du 2 septembre, que quarante conteneurs renfermant un million de litres d’un dérivé du kérosène destiné à l’exportation se trouvaient en souffrance dans le port sec de Skikda. Cela intervient alors que le scénario de l'explosion qui a endeuillé le Liban, le 4 août, est toujours dans les esprits.

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