La JS Kabylie n'a pas tardé à réagir à la décision de la Fédération algérienne de football (FAF) d'opter pour un tirage au sort pour désigner le deuxième représentant algérien en Coupe de la confédération africaine de football (CAF). Cette décision, annoncée dimanche 6 septembre, écarte de fait la JSK d'une participation à cette compétition. En réaction, la direction du club a animé un point de presse, dans la soirée de la même journée, pour crier au scandale.

"Nous ne comprenons pas cet acharnement contre le club de la JSK. Cet acharnement a commencé depuis le match USMA-JSK de l'an dernier et s'est poursuivi presque une année et demie", assène le porte-parole du club, Mouloud Iboud. Et de poursuivre : "Aujourd'hui, nous nous étonnons de cette décision hâtive d'écarter le JSK de la coupe de la CAF".

Mouloud Iboud: "C'est une aberration !"

Iboud a cité une affaire similaire datant de 1992, lorsque la FAF avait désigné le 3e au classement général du championnat pour jouer la Coupe des coupes, après la suspension de la Coupe d'Algérie. La compétition a été disputée à l'époque par le détenteur de la coupe d'Algérie. "La jurisprudence n'a pas été appliquée", rappelle l'ancien libéro du Jumbo-jet. Pour lui, la décision de la FAF d'opter pour un tirage au sort pour sélectionner le second représentant algérien à la Coupe de CAF est "une véritable aberration !".

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De son côté, l'avocat du club, Me Larbi Meftah, relève un vice de forme dans la décision de la FAF. "La décision a été prise en se basant sur l'article 82 qui dispose que le bureau fédéral, en cas de force majeur, est habilité à prendre des décisions adéquates sur le sort du championnat tout en s’appuyant sur les coutumes et traditions", précise-t-il d'emblée.

L'avocat fait remarquer que cet article 82 n'existe pas dans la version arabe des statuts de la fédération. Pourtant, note-t-il, l'article 8 des même statuts indique que "la langue arabe est la langue officielle de la FAF". Autrement dit, la fédération devait se baser sur les textes existants seulement en langue arabe dans la mesure où l'arabe est la langue officielle de la FAF, explique-t-il.

Larbi Meftah (avocat du club): "La décision est nulle et non avenue"

Même dans la version française, souligne encore Larbi Meftah, ce même article est mal interprété dans son application. Car, indique-t-il, il fallait se référer au règlement de la FAF et de la CAF qui sont "les us et la tradition de la loi du football".

Selon le même orateur, les responsables de la FAF "ont consulté le ministre (MJS, NDLR) qui leur a pourtant donné une solution. Il leur a conseillé d'appliquer les textes de loi adéquats sans toucher au règlement de la compétition". Et là aussi, "ils ont commis une autre bévue. Ils ont non seulement mal appliqué la loi, mais ils ont chamboulé tout le système de la compétition", dénonce-t-il. En définitive, la décision de la FAF "est nulle et non avenue", selon l'avocat de la JSK.

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Cherif Mellal: "C'est de la Hogra !"

Pour Cherif Mellal, la JSK, à l'instar de certains autres clubs, sont ciblés par les responsables de la fédération et de la ligue de football. Il s'agit là, selon Mellal, d'un abus de pouvoir pour "intimider les présidents de club". Il considère que ces responsables sont en train de porter atteinte à la sérénité de la région (Kabylie) et de l’Algérie.

Pour finir, le chairman kabyle invite le ministre de la Jeunesse et des Sports à intervenir en vue de mettre un terme à cette "Hogra". "Le ministre de la Jeunesse et des Sports doit intervenir. Il est de sa responsabilité. Nous sommes des Algériens et le message du président de la République est clair : aucun Algérien ne sera méprisé dans l'Algérie nouvelle !", s’exclame-t-il.