Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a accordé, ce lundi 7 septembre, un entretien à la chaîne française France 24. Le chef de la diplomatie algérienne s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment la réouverture des frontières de l’Algérie et la visite d’Abdelmadjid Tebboune en France.

Sabri Boukadoum a souligné que c’est le comité scientifique en charge de la lutte contre le coronavirus qui décidera de la date de la réouverture des frontières du pays. Le ministre algérien des Affaires étrangères a refusé d’avancer une date concernant une éventuelle réouverture des frontières. Il a laissé entendre que les hautes autorités algériennes agiront en fonction des recommandations du comité scientifique.

Au sujet de la visite du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, le chef de la diplomatie algérienne a affirmé que « la visite du président Tebboune en France est prévue pour bientôt ». Évoquant les relations entre les deux pays, Boukadoum souligne que « le poids de l’histoire continue de peser sur les relations entre l’Algérie et la France », précisant au passage que « l’Algérie salut la désignation de Benjamin Stora pour le travail mémoriel ».

Il faut rappeler que le président Abdelmadjid Tebboune a décliné l’invitation pour une conférence à Paris en octobre prochain. Il avait été convié par le journal français L’Opinion et l’agence de communication 35°Nord à une conférence sur l’Afrique.

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Concernant l’ouverture des frontières de l’Algérie,  le comité scientifique en charge de la lutte contre la propagation du coronavirus ne s’est pas montré très chaud pour l’ouverture des frontières du pays. S’exprimant sur le sujet ce mercredi 2 septembre, Mohamed Bekkat Berkani, membre de ce comité, a laissé entendre que le moment n’est pas encore venu pour cette mesure.

Rappelant qu’en Algérie,  les premières contaminations au coronavirus ont été des « cas importés », le docteur Mohamed Bekkat Berkani estime « qu’il est préférable d’observer encore plus ». « Je crois que le gouvernement observe la situation pour pouvoir éventuellement prendre la décision d’ouvrir les frontières, avec probablement des préalables sanitaires, » indique-t-il.