La fermeture des frontières de l'Algérie risque de se prolonger davantage. Au moment où le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a affirmé que la réouverture des frontières de l’Algérie dépendait du comité scientifique, un membre de ce même comité déclare que la question n'a même pas été débattue avec les hauts responsables de l'Etat.

Alors que les Algériens s'impatientent de voir les frontières de l'Algérie rouvrir, le gouvernement ne semble pas "pressé" de rétablir le trafic maritime et aérien de voyageurs. Dans un entretien accordé, lundi 7 septembre, à la chaîne française France 24, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a refusé d’avancer une date pour la réouverture des frontières. Le même responsable s'est contenté de renvoyer la balle au Comité scientifique en charge de la lutte contre le coronavirus, qui décidera, selon lui, de la date de la réouverture des frontières du pays.

« Nous n’avons pas encore été saisis par les autorités »

De leur côté aussi, les représentants du comité scientifique disent ne pas être en mesure d'avancer une quelconque date pour la réouverture des frontières de l'Algérie. Pire, l'un des membres de cette institution sanitaire, en l’occurrence Dr Mohamed Bekkat Berkani, a révélé que les autorités algériennes ne les avaient même pas consultés sur le sujet.

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« Rien ne nous a été soumis, du moins à ma connaissance. Peut-être dans les prochains jours. Nous n’avons absolument pas discuté de cette question », a déclaré, ce mardi 8 septembre, Mohamed Bekkat Berkani au média en ligne TSA.

Le membre du comité scientifique a indiqué que la commission avait été consultée pour le protocole sanitaire relatif au référendum sur la Constitution du 1er novembre. « Mais concernant la réouverture des frontières, nous n’avons pas encore été saisis par les autorités », a-t-il assuré.

Pour rappel, Mohamed Bekkat Berkani avait indiqué que le Comité scientifique en charge de la lutte contre la propagation du coronavirus n'était pas très chaud à l'idée de rouvrir les frontières du pays. Rappelant qu’en Algérie, les premières contaminations au coronavirus étaient des « cas importés », le docteur a estimé « qu’il est préférable d’observer encore plus ». « Je crois que le gouvernement observe la situation pour pouvoir éventuellement prendre la décision d’ouvrir les frontières, avec probablement des préalables sanitaires », a-t-il soutenu.

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