Il est possible que les autorités algériennes décident de rouvrir bientôt les frontières de l'Algérie. Les derniers éléments d'information autour de cette question cruciale à plus d'un titre encouragent cette lecture. Notamment la fin des rapatriements, le recul du coronavirus et le calvaire des opérateurs économiques.

En effet, la programmation, vendredi 11 septembre, par la compagnie aérienne Air Algérie du dernier vol de rapatriement des Algériens bloqués à l'étranger peut signifier que c'est bientôt la fin des frontières fermées. Il est difficile de croire que l'Algérie, Etat et compagnie aérienne, soit capable d'abandonner des centaines, voire des milliers, d'Algériens dans des pays étrangers. Surtout que beaucoup d'entre eux se retrouvent sans ressources.

Il est donc plausible que cette décision de stopper les opérations de rapatriement a été prise avec l'idée de rouvrir les frontières pour permettre aux ressortissants algériens bloqués de rentrer en Algérie. Et la baisse continuelle des cas de contamination au coronavirus, enregistrée depuis plusieurs semaines, est un argument de taille qui conforte cette éventualité, d'autant que le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a conditionné la réouverture des frontières par un avis des scientifiques composant le Comité de suivi de la pandémie de coronavirus.

Des Algériens bloqués, une économie à plat et une situation sanitaire qui s'améliore

Donc, la situation sanitaire tend à s'améliorer et des Algériens sont bloqués dans des pays étrangers. Deux éléments qui encouragent l'idée d'une réouverture prochaine des frontières algériennes. Une réouverture qui sera certes conditionnée par le maintien de plusieurs mesures de prévention dans le but d'empêcher une recrudescence des contaminations et une nouvelle dégradation de la situation sanitaire.

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Mieux encore, les autorités publiques sont conscientes que sur le plan économique, l'Algérie n'en peut plus. A commencer par la compagnie aérienne Air Algérie qui se trouve à genoux à cause de cette pandémie et qui ne peut se relever sans une contribution importante du Trésor public.

Aussi, la fermeture des frontières a mis dans la difficulté les entreprises algériennes ayant des partenaires étrangers. Particulièrement celles qui activent dans le secteur de l'exportation. En d'autres termes, du manque à gagner pour les entreprises concernées et pour l'Algérie. En fait, les autorités du pays, que ce soit le chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune ou le Premier ministre Abdelaziz Djerad, sont conscientes que les pertes et le manque à gagner sont inestimables. Et qu'il sera très difficile de redresser la barre. D'où l'urgence d'une réouverture des frontières.

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